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Finalistes 2020

Faites connaissance avec les finalistes des prix Inspiration Nature 2020.

Jeunes
Adultes
Prix d'honneur
Organisations à but non lucratif (petites et moyennes)
Organisations à but non lucratif (grandes)
Entreprises (petites et moyennes)
Entreprises (grandes)

Jeunes

Parrainé par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

Une jeune fille avec un projet scientifique.

Vesa Barileva
15 ans
Oakville (Ontario)
Projet : fabrication de films alimentaires avec des déchets de l'industrie alimentaire

Depuis qu'elle a participé à sa première foire scientifique à l'âge de 12 ans, Vesa Barileva est fascinée par le monde de la science et concentre tous ses projets de foire scientifique sur la fabrication de matériaux durables. Cette année, elle a tenté, avec des professeurs et un étudiant de maîtrise de l'Université McMaster, de fabriquer avec des déchets de l'industrie alimentaire des films alimentaires biodégradables comparables et même supérieurs aux emballages traditionnels faits à partir de combustibles fossiles. Elle a aussi étudié, avec un professeur de l'Université de Toronto, la possibilité d'intégrer des rebuts de biomasse, comme des fibres de liège, dans le caoutchouc des pneus. Dans le même temps, elle et son équipe ont créé une entreprise appelée Zéro, une plateforme IdO (Internet des objets) qui permet de louer des objets réutilisables pour les conférences. Parmi ses réalisations, citons la création d'un club de foire scientifique pendant sa dernière année de primaire et le mentorat de ses pairs.

 

 

Une adolescente avec une pancarte.

Grace Gong
17 ans
Mississauga (Ontario)
Projet : GreenShirt

Grace Gong a fondé l'organisation à but non lucratif GreenShirt, qui a détourné du dépotoir plus de 900 kg de vêtements. Consciente des effets néfastes sur l'environnement de la « mode jetable », Grace a conclu un partenariat avec des entreprises locales pour collecter les vêtements usagés et les donner à des organisations qui aident directement les sans-abri. Son organisme a recueilli 4000 $ grâce à la vente, pendant l'été, de vêtements usagés, dont Grace a fait don à des organismes de bienfaisance. Grâce à son engagement – direction de la Peel Environmental Youth Alliance, présidente du Me to We Youth Council et membre de l'Ontario Nature Youth Council – ainsi qu'à sa participation aux consultations concernant le plan d'action sur le climat 2020 de Mississauga, elle contribue activement à un environnement plus sain.

 

 

Une jeune fille dans une serre.

Geneviève Leroux
14 ans
Gatineau (Québec)
Projet : Des asclépiades pour les monarques

Geneviève Leroux est une « héroïne des papillons ». Après avoir rencontré la célèbre écologiste Jane Goodall, Geneviève a conçu l'idée de créer un projet Roots and Shoots de l'Institut Jane Goodall qu'elle a intitulé « Des asclépiades pour les monarques ». Elle a fait pousser des plants d'asclépiades et en a distribué 1000 à des jardins de pollinisateurs en Californie. Sous la tutelle d'un chercheur universitaire travaillant avec Monarch Alert, elle a appris à étiqueter les monarques et à les mesurer. Elle a élargi ses activités, se mettant à compter les populations de monarques hivernantes et incitant sa collectivité locale à s'engager à protéger les monarques en adhérant au Mayors' Monarch Pledge de la National Wildlife Federation. En 2018, l'Institut Jane Goodall a nommé « Projet du mois » l'initiative de Geneviève sur 6000 projets Roots and Shoots dans le monde. Ses efforts de conservation des monarques concernent tant le Canada que les États-Unis. Maintenant âgée de 14 ans, elle diversifie ses actions : recherche de science citoyenne, politiques et conservation des monarques de l'est. Elle a donné des conférences dans les écoles, créé des vidéos, gagné des prix et convaincu certaines municipalités de s'engager à protéger les monarques.

 

 

Une jeune fille avec un livre.

Sophia Spencer
11 ans
Sarnia (Ontario)
Projet : BugsR4Girls [les insectes sont pour les filles]

Sophia Spencer aime tant les insectes qu'elle a écrit un livre pour enfants sur sa passion, sur les raisons qui devraient inciter tout le monde à partager son intérêt sans crainte et avec joie même si les autres trouvent que les bestioles ne sont pas si géniales. Son intérêt a commencé quand un papillon a atterri sur son épaule alors qu'elle avait deux ans et demi. À la garderie et en maternelle, Sophia aimait raconter aux autres ce qu'elle savait sur les sauterelles (son insecte fétiche), sur les fourmis ou les lucioles. Mais tous ne comprenaient pas son enthousiasme et, dès la première année, elle a été victime d'intimidation. Elle a donc arrêté de parler d'insectes pendant un moment. Sa mère a écrit à une société d'entomologie pour trouver un entomologiste prêt à être un correspondant pour sa fille. Sophia a été inondée de réponses : lettres, photos et vidéos. Sous le mot-clic BugsR4Girls [les insectes sont pour les filles], les scientifiques ont envoyé des centaines de gazouillis pour dire à Sophia de ne pas abandonner son intérêt pour les insectes. Sophia est à nouveau fière de sa passion et heureuse d'en faire part aux autres. Elle a écrit son livre pour encourager les enfants à découvrir le monde naturel autour d'eux, à croire en eux et à ne jamais cesser d'aimer ce qui leur apporte la joie.

 

 

Adultes

Une femme en bateau.

Nory Esteban
Port Coquitlam (Colombie-Britannique)
Projet : festival Wings Over the Rockies

Depuis plus de douze ans, Nory Esteban a joué un rôle important au festival Wings Over the Rockies, un évènement qui attire chaque année des milliers d'amateurs d'oiseaux. Cette bénévole a organisé les inscriptions, coordonné les autres bénévoles et administré le site Web. Quelles qu'aient été ses fonctions, pour beaucoup Nory ÉTAIT le visage de Wings Over the Rockies. Son souci de servir les clients avec patience et son attention aux détails l'ont rendue indispensable. Elle était là pour relever tous les défis : passer de longues heures au téléphone ou en personne, régler les problèmes des participants ayant des difficultés à s'inscrire en ligne ou se demandant où ils en étaient sur la liste d'attente. Nory était ce type de bénévole qui comprenait que sa mission était de satisfaire le plus grand nombre de personnes possible. Elle a recruté des bénévoles parmi les amoureux du plein air de la région et les participants précédents au festival et leur a confié des rôles en accord avec leurs intérêts. Sur le site Web du festival, elle a affiché les biographies de tous les intervenants et les chefs d'équipe sur le terrain et rédigé des comptes rendus sur les évènements; elle a assuré la mise à jour du site en affichant des photos, des nouvelles, des dates et des échéances. Le festival Wings over the Rockies lui doit beaucoup : il a profité des capacités d'organisation hors du commun de cette enseignante à la retraite auxquelles s'allie la passion d'une naturaliste dévouée.

 

 

Une femme qui regarde le ciel.

Elin Kelsey
Victoria (Colombie-Britannique)
Projet : Hope Matters [l'espoir compte]

Elin Kelsey est une activiste vouée à la recherche de moyens de communiquer espoir et sens sur la crise et les problèmes environnementaux. Sa démarche inspirante allie la psychologie émotionnelle humaine et l'élaboration et la mise en oeuvre efficaces de solutions. Cette chef de file des actions environnementales axées sur la recherche de solutions a figuré parmi les « personnes inspirantes » de l'Union mondiale pour la nature. Autre exemple d'actions d'Elin orientées sur l'espoir axé sur les faits : la création d'un réseau international de chercheurs et de praticiens en environnement s'intéressant à cette démarche par l'entremise de boursiers et de chercheurs invités. Elle prononce de nombreuses conférences et est auteure en résidence afin de faire connaître aux adultes et aux enfants les réussites environnementales actuelles qui suscitent l'espoir.

Elin lance des campagnes sur les médias sociaux et autres plateformes, rédige des livres (dont le plus récent s'intitule : Hope Matters: Why Changing the Way We Think Is Critical to Solving the Environment Crisis), et travaille avec les universités et les districts scolaires pour renouveler les programmes scolaires et diffuser plus largement les nombreux actions, innovations et mouvements fructueux qui ont déjà eu des effets bénéfiques sur l'environnement de la planète.

 

 

Une femme souriant.

Amanda McConnell
Toronto (Ontario)
Projet : Grassroots Albany

Amanda McConnell est cofondatrice de Grassroots Albany, qui est sa principale motivation depuis 25 ans. Ce forum de discussion et d'action environnementale est né d'un groupe de voisins habitant quatre pâtés de maisons au centre de Toronto désireux « penser mondialement et agir localement ». Amanda agissait en tant que chef de file, porteuse de la vision de Grassroots Albany : un écosystème commun sur des propriétés privées qui bénéficieraient de l'attention et du soin de tous. Après avoir commandé une une recension d'arbres, le groupe a entrepris une « remise à l'état sauvage » d'une zone avec la plantation de 100 arbres ainsi que d'arbustes et de vivaces. Leur programme est un modèle de gestion forestière efficace par la collectivité en milieu urbain sur des terres privées. Grâce à l'énergie et au dynamisme d'Amanda, l'idée de Grassroots Albany s'est répandue dans d'autres collectivités au Canada et a motivé des milliers de citadins à préserver et protéger leurs forêts urbaines. Ancienne rédactrice principale à l'émission de CBC The Nature of Things, Amanda a aussi cosigné deux livres avec David Suzuki.

 

 

Un homme souriant.

Gary Schneider
Stratford, Île du Prince-Édouard
Projet : Macphail Woods Ecological Forestry

Décrit comme le « Smokey the Bear » de l'Île du Prince-Édouard, Gary Schneider est l'un des écologistes les plus respectés et les plus engagés de sa province, un champion de la biodiversité et un défenseur passionné des arbres, des habitats sauvages, des hiboux et des bassins versants. Province agricole, l'Î.-P.-É. a perdu 95 % de ses forêts anciennes. Pendant 29 ans, Gary a eu pour mission de remettre en état la forêt acadienne et les forêts anciennes menacées de l'île. Il est le cofondateur de l'organisation de sensibilisation et de défense de l'environnement Environmental Coalition of PEI (ECO-PEI), dont une des priorités a été le projet Macphail Woods Ecological Forestry visant à réhabiliter et à propager la flore indigène de la province. Grâce à ses compétences en gestion, consultation et action de défense, Gary a réussi à ce que la remise en état des forêts devienne une priorité pour la province : le gouvernement provincial a en effet reconduit en 2017 une entente sur les terres publiques de dix ans avec ECO-PEI. Plus de 900 hectares de forêt publique seront remis en état dans le cadre de cette nouvelle entente et Gary s'est battu pour que la toute première parcelle de terre provinciale soit certifiée par le Forest Stewardship Council, un système de certification qui assure une gestion forestière durable et la remise en état des boisés indigènes. En plus des ateliers et des visites éducatives courantes, Gary a élaboré un cours d'écologie forestière de terrain pour l'Université de l'Île du Prince-Édouard, qui sera également accessible à l'Université Acadia en Nouvelle-Écosse.

 

 

Prix d'honneur

Un homme tenant un livre.

Charles Brandt
Black Creek (Colombie-Britannique)
Projet : revitalisation de la rivière et retour de populations de saumon saines

Le père Charles Brandt est un homme exceptionnel, qui a joué les rôles d'enseignant, de mentor, d'écologiste et de modèle en consacrant sa vie à la protection et la préservation des habitats naturels. Il a inspiré des générations de bénévoles à travailler ensemble pour protéger et préserver les forêts et les rivières.

Il n'est pas exagéré de dire que la rivière Tsolum doit sa survie au père Charles; c'est grâce à ses efforts que la rivière a été revitalisée et que la collectivité a pu fêter le retour de populations saines de saumons dans la rivière Oyster. Le père Charles est arrivé dans la région de Tsolum près de Courtenay sur l'île de Vancouver en 1965 et y a établi un ermitage près du ruisseau Headquarters, un tributaire de la rivière Tsolum. Il a participé à une étude sur le saumon rose avec Robert Bamsin et le ministère des Pêches et Océans à l'époque où la mine de cuivre du mont Washington, É.-U., en amont du bassin versant, commençait à rejeter du cuivre toxique dans la rivière Tsolum. Cet empoisonnement au métal a causé le déclin des populations de saumons dans la rivière. Mais la cause du déclin n'a été décelée qu'en 1984, presque 20 ans après la fermeture de la mine. En 1970, le père Charles déménagea son ermitage à la rivière Oyster où il se trouve aujourd'hui.

Le père Charles est un restaurateur reconnu de livres et de manuscrits qui a exercé ce métier pour l'ancien Musée national du Canada pendant cinq ans. En 1983, il retourne dans la région pour établir un laboratoire de restauration de papier et de livres à son ermitage d'Oyster. C'est à cette époque qu'il est devenu le chef du groupe de pression pour la réhabilitation de la rivière appelé « Tsolum River Enhancement Committee of the Steelhead Society, Comox Valley Chapter ».

En 1997, le père Charles devient membre fondateur du groupe du travail de la rivière Tsolum qui fait des pressions auprès du gouvernement et établit un comité de travail pour faire une recherche sur les flux, les habitats, le drainage des roches acides et l'agriculture dans le bassin versant. En 2009, après 27 ans de pressions exercées par groupe du travail de la rivière Tsolum et la Restoration Society, le gouvernement de la Colombie-Britannique investit 4,5 millions de dollars pour remplir et réhabiliter le site minier. Grâce au dévouement du père Charles et de son équipe, des milliers de saumons retournent chaque année à la rivière Tsolum.

Le père Charles met en pratique ses convictions tous les jours. Il croit que les communautés humaines et naturelles doivent s'unir pour n'en former qu'une. Il laisse un héritage inestimable : non seulement dans la rivière Tsolum, où la vie est revenue, mais aussi dans le coeur et l'esprit de ceux qu'il a touchés en instillant un profond respect pour toutes les formes de vie et les incitant à avoir une présence plus douce sur la planète.

 

 

Organisations à but non lucratif (petites et moyennes)

Parrainé par Ontario Power Generation.

Fonds international de conservation du Canada [ICFC – International Conservation Fund of Canada]
Chester (Nouvelle-Écosse)
Projet : actions de conservation

La perte de biodiversité dans le monde est une question terrible et une responsabilité partagée. La force de la biodiversité canadienne repose largement sur la salubrité de l'environnement à des milliers de kilomètres. Les espèces migratrices du Canada, par exemple, dépendent des régions tropicales pour leurs habitats d'hivernages et de migration. Aussi la mission principale de l'ICFC est-elle d'entreprendre des actions de conservation dans les écosystèmes tropicaux qui subissent les plus lourdes menaces. L'organisation a jusqu'à présent investi plus de 27 millions de dollars dans 32 pays avec des projets portant sur 16 millions d'hectares (160 000 km2), soit une superficie plus grande que la moitié des pays du monde.

 

 

Un garçon tenant un jeune arbre.

Arbres Canada
Ottawa (Ontario)
Projet : Arbres Canada

Seul organisme national à but non lucratif engagé dans la plantation d'arbres, Arbres Canada travaille avec des partenaires privés et publics, des particuliers, des groupes et des conseillers communautaires afin de planter et de protéger les arbres des environnements urbains et ruraux. Ses programmes, ses efforts de recherche et de sensibilisation ont conduit, jusqu'à présent, à la plantation de plus de 84 millions d'arbres dans tout le Canada. Arbres Canada a contribué à remettre en état le couvert forestier dans des zones touchées par des catastrophes naturelles, à guider les collectivités dans la gestion de leurs forêts urbaines, à verdir plus de 660 cours d'école dans le pays et à organiser des conférences annuelles sur la forêt urbaine.

 

 

Des enfants sur un quai.

Water Rangers
Ottawa (Ontario)
Projet : Water Rangers

Le but des Water Rangers est d'inciter les gens à contribuer à la collecte de données sur la qualité de l'eau des deux millions de lacs et des innombrables cours d'eau. Pour ce faire, ils fournissent à des bénévoles dévoués des trousses d'analyse de la qualité de l'eau qui sont faciles à utiliser, abordables et efficaces ainsi qu'une plateforme en ligne contenant des outils que les membres des collectivités peuvent adapter. Misant sur des données accessibles, des leçons scientifiques faciles à comprendre et un processus d'analyse d'eau durable et à long terme dans leurs collectivités, les Water Rangers construisent un réseau national de Canadiens soucieux de préserver leurs cours d'eau.

 

 

Organisations à but non lucratif (grandes)

Un groupe de gens en nature.

Beaty Water Research Centre
Kingston (Ontario)
Projet : recherche et initiatives sur l'eau

Le Beaty Water Research Centre (BWRC) a pour but de faire comprendre à tous la valeur de l'eau et son caractère essentiel dans notre vie de tous les jours, qu'il s'agisse de l'eau qu'on trouve dans la nature et dans les bassins versants ou de celle qui coule de nos robinets. Le succès considérable du Centre repose sur sa démarche multidisciplinaire dans l'étude scientifique de l'eau et sur ses activités de recherche, de sensibilisation et de vulgarisation dans des domaines comme la durabilité, les écosystèmes aquatiques et la salubrité de l'eau. Les activités du Centre comprennent la recherche en laboratoire et les travaux dans les installations de terrain avec une équipe de 60 spécialistes de diverses disciplines, ainsi que diverses initiatives, comme la sensibilisation, une conférence annuelle internationale dirigée par des étudiants, des stages de terrain pour étudiants et des partenariats. Le BWRC a aussi établi un réseau de recherche et de technologie sur les algues du Canada (Canadian Algae Research and Technology Network) pour favoriser les progrès scientifiques dans l'utilisation de la biomasse formée par les algues dans la gestion du traitement des eaux et dans les combustibles durables.

 

 

Des gens portant des costumes avec des ailes de papillon.

Fondation David Suzuki
Vancouver (Colombie-Britannique)
Projet : Butterflyway

Redonner une place à la nature dans nos quartiers partout au Canada, en semant des plantes propices aux papillons, voilà l'essence du projet Butterflyway. La fondation David Suzuki a lancé ce projet afin que l'on crée un peu partout des zones de fleurs sauvages, de plantes et d'arbustes propres à fournir nourriture et abri aux papillons, qui jouent un rôle essentiel dans l'écosystème. En 2019, après seulement deux ans d'existence, ce projet primé comptait 255 dynamiques « rangers de papillons » dans tout le pays, qui avaient semé 24 098 plants à l'échelle nationale et créé 407 parcelles propices aux pollinisateurs, notamment dans 86 écoles et 30 terrains de golf. Ce projet en a engendré un autre, « Butterflies in my Backyard (BIMBY) », en réponse aux rangers qui souhaitaient identifier les principales espèces de papillons et explorer les relations entre les plantes et les gens.

 

 

Des gens trient des vêtements.

Goodwill Industries of Alberta
Edmonton (Alberta)
Projet : centre Goodwill Impact

À Goodwill, empêcher autant d'articles que possible de finir au dépotoir est une valeur essentielle. Pour atteindre ce but, l'organisation a ouvert en 2017 à Edmonton son premier centre Goodwill Impact, qui fonctionne un peu comme les grands détaillants qui utilisent les magasins d'usine pour écouler les articles invendus dans leurs magasins habituels. Si l'article ne trouve pas preneur au centre, Goodwill passe à l'étape suivante pour empêcher l'objet en question d'être jeté. Les appareils électroniques, les plastiques et les textiles sont envoyés à des partenaires qui les recyclent ou les réutilisent. On fabrique des chiffons à partir de T-shirt et de serviettes invendables et des œuvres d'art en verre avec des récipients. Grâce à ces efforts, on a détourné du dépotoir 85 % des articles. Le centre joue aussi un rôle primordial de sensibilisation à l'environnement en faisant visiter régulièrement aux membres de la collectivité et à d'autres organisations ses installations et en leur montrant comment ses activités et ses partenariats permettent d'obtenir des résultats positifs.

 

 

Une passerelle dans les bois.

Nature-Action Québec
Beloeil (Québec)
Projet : préservation des zones vertes urbaines

Protéger et préserver la nature dans les zones urbaines de Montréal est essentiel pour un environnement doté d'une riche biodiversité. En 34 ans d'existence, Nature-Action Québec (NAQ) s'est bâti une solide réputation en matière de protection environnementale. En 2002, l'organisation a lancé un projet visant à préserver zones vertes urbaines menacées par le développement. NAQ a collaboré avec les municipalités et les propriétaires pour tenter de conserver ces écosystèmes fragiles. Ses efforts ont permis de protéger plus de 1075 hectares d'environnements naturels à perpétuité et près de 10 500 hectares par conservation volontaire. Tout cela en collaborant et en tentant de conserver un juste équilibre entre les activités économiques et les autres priorités environnementales, comme la récréation, l'agriculture et la production de sirop d'érable.

 

 

Entreprises (petites et moyennes)

Un pompier éteignant un incendie.

FireRein
Napanee (Ontario)
Projet : mission de prévenir, protéger et éteindre

Les produits FireRein, 100 % d'origine biologique, non toxiques, visent à rendre le travail des pompiers plus facile, plus rapide et moins toxique. FireRein a pour mission de prévenir, protéger et éteindre. Le produit a été élaboré par des pompiers à la recherche d'une solution de rechange aux mousses hautement toxiques et dangereuses utilisées dans la lutte contre les incendies. Les produits FireRein ont obtenu la certification USDA (produit certifié à partir de produits biologiques) et UL validation. L'Eco-Gel éteint le feu 50 % plus vite que les autres mousses et il est 100 % plus facile à nettoyer, car il est de qualité alimentaire et ne présente donc aucun danger pour la santé. Il est vendu sous une forme concentrée aux municipalités, aux services d'incendies, aux entrepôts et aux autres installations nécessitant de l'équipement pour lutter contre le feu à disposition.

 

 

Une coupe d'érable.

PBA Tundra
West Elgin (Ontario)
Projet : recherche et développement de l'érable de Corée

PBA Tundra a découvert les propriétés exceptionnelles de l'érable de Corée, un arbre qui se révèle essentiel à la diversité en arboriculture. PBA a d'abord été attiré par les qualités esthétiques de l'arbre – feuilles luisantes et vert foncé sur le dessus et d'un pourpre royal velouté en dessous – mais ses recherches lui ont révélé ses remarquables caractéristiques : un système racinaire extrêmement fibreux et tolérant au sel qui permet à l'arbre de prospérer dans des conditions de sols très néfastes. Ces propriétés sont vitales dans un monde touché par les changements climatiques. Fait intéressant, avant l'analyse de l'empreinte génétique de l'érable de Corée, il n'existait de cartographie génomique pour aucun érable. En 2017, l'érable de Corée comptait parmi les espèces d'érable envoyées en France (où deux guerres mondiales ont compromis la croissance des arbres et leur survie) pour commémorer les 100 ans de la bataille de Vimy.

 

 

Une rivière.

Sans façon
Calgary (Alberta)
Projet : Watershed+

Watershed+ est une approche collaborative pour créer des liens et sensibiliser les citoyens à l'environnement naturel et au bassin versant de Calgary. Ce programme d'art public du service municipal de l'énergie et la protection environnementale (Utilities and Environmental Protection Department) met à contribution des artistes et la démarche créative pour explorer les systèmes complexes qui assurent le fonctionnement de Calgary et met en lumière le lien entre les habitants de la ville, leur environnement et le bassin versant. Les divers projets contribuent à renseigner le public sur des sujets qui lui sont souvent peu familiers. Par exemple, le parc Dale Hodges est à la fois une œuvre d'art, un parc public et une station d'épuration des eaux de pluie. En tant qu'artiste principal de Watershed+, Sans façon a élaboré un concept et un processus de design collaboratif intégrant diverses disciplines pour restaurer l'intégrité écologique tout en traitant les eaux de pluie. Plutôt que de cacher le processus de traitement des eaux, Watershed+ et Sans façon s'en servent pour donner un caractère unique au parc et pour créer divers habitats pour la faune locale. Le résultat : une œuvre d'art de 40 hectares unique en son genre, un parc public et une installation de traitement des eaux d'orage qui présente divers habitats engendrés par les eaux d'orages. Watershed+ allie fonction pratique et éveil de la curiosité des habitants vis-à-vis des systèmes complexes qui unissent la ville et à son bassin versant.

 

 

Des boules de séchage ULAT en laine.

ULAT Dryer Balls
Parksville (Colombie-Britannique)
Projet : invention et développement de boules de séchage de laine

ULAT fabrique et distribue des boules de séchage faites à 100% de laine canadienne. Il s'agit de la première marque de boules de séchage de laine au monde. Ce produit a été élaboré afin de fournir une alternative écologique aux assouplissants en feuilles à usage unique. De nombreuses familles cherchent à réduire leur exposition aux produits chimiques. L'innovation d'ULAT a suscité l'attention et a été vivement saluée; c'est la première entreprise canadienne à participer à la campagne internationale sans but lucratif lancée par le prince Charles pour sensibiliser le monde aux merveilleuses propriétés de la laine. ULAT est une entreprise écologique; l'utilisation des boules et son processus de fabrication contribuent aux efforts de conservation et de réduction de la pollution de l'eau. ULAT est très fier de sa mission : donner les moyens d'agir aux collectivités, un séchage à la fois.

 

 

Entreprises (grandes)

Des bâtiments agricoles et un champ.

Fresh City Farms
North York (Ontario)
Projet : Fresh City Farms

L'industrie alimentaire a de sérieuses répercussions sur l'environnement à l'échelle de la planète, qu'il s'agisse de la déforestation pour les cultures ou l'élevage, des émissions liées au transport, de l'utilisation de pesticides et des déchets d'emballage. La plus grande ferme urbaine commerciale du Canada, Fresh City Farms encourage des relations durables et locales entre l'acheteur et les aliments. Parmi les mesures pour réduire leur empreinte carbone figurent une plateforme de commerce en ligne qui prédit la demande en vue de réduire le gaspillage, un système de livraison directe unique en son genre, des véhicules écologiques et la réutilisation optimale des emballages. En plus de gérer ses propres exploitations agricoles, Fresh City a lié des partenariats avec 75 autres fermiers qui adhèrent à des pratiques biologiques et transparentes en vue d'offrir la meilleure qualité.

 

 

Une personne devant des saules.

Nutrien
Fort Saskatchewan (Alberta)
Projet : utilisation de phosphogypse pour créer des sols

Nutrien utilise le phosphogypse (PG), un sous-produit de l'industrie des engrais phosphatés pour créer des sols et faire pousser des arbres. On a déjà planté des arbres sur 20 hectares de PG à l'installation de Nutrien à Fort Saskatchewan, en Alberta; c'est sans doute la première fois au monde qu'une forêt pousse sur un substrat de phosphogypse. La découverte qu'une plantation dense d'arbres pouvait à la fois améliorer le processus de réhabilitation d'amas de gypse tout en capturant le dioxyde de carbone et produisant une biomasse ligneuse s'est faite avec l'aide de l'Université de l'Alberta et du Service canadien des forêts. Nutrien a transmis les résultats de ce projet aux fabricants d'engrais internationaux. L'utilisation de ces terres « stériles » pour combattre les changements climatiques et « créer des sols » peut s'appliquer à de nombreux autres sites industriels dans le monde et se révéler très bénéfique dans les pays où les ressources agricoles sont rares.

 

 

Un marécage.

Ontario Power Generation
Toronto (Ontario)
Projet : programme de conservation de la biodiversité

Le programme de biodiversité d'Ontario Power Generation (OPG) témoigne de sa longue tradition de chef de file en action, sensibilisation et vulgarisation environnementales, autant d'activités qui s'inscrivent dans les priorités de conservation des habitats aux niveaux régional, provincial et national. Un des éléments phares de son programme sur le site est l'étude des effets écologiques des fluctuations des niveaux de l'eau sur les amphibiens et les reptiles du marais Grassy Bay au lac Calabogie, en Ontario. OPG a aussi recours à des technologies comme des drones pour obtenir des images de haute résolution qui permettent de déterminer la salubrité des écosystèmes. Les efforts déployés hors du site comprennent le parrainage du livre blanc du Wildlife Habitat Council sur la création et l'intendance des prairies, ainsi que des bourses pour les étudiants.

 

 

Des arbres et de la neige

TELUS
Ottawa (Ontario)
Projet : initiatives de plantation d'arbres

Au cours des deux dernières décennies, TELUS a investi 15 millions de dollars dans le financement de travaux environnementaux dans tout le Canada. L'entreprise vise une empreinte carbone neutre d'ici 2030 et l'utilisation d'une électricité provenant à 100 % de sources renouvelables d'ici 2025. Grand donateur d'Arbres Canada, TELUS a mis en place un programme visant à planter suffisamment d'arbres pour compenser la quantité de papier utilisée chaque année. TELUS s'engage aussi à poursuivre ses activités de recherche-développement pour découvrir de nouveaux moyens d'être plus écologique, de faire progresser ses buts de pérennité environnementale, de réduire l'emballage de façon novatrice, de compenser les émissions de gaz à effet de serre et de faire la transition vers des énergies de source renouvelable.