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Le Musée canadien de la nature se connecte virtuellement avec les « Nations Unies pour la nature »

© Musée canadien de la nature.

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Encadrée par un mastodonte, Meg Beckel (en bas à droite) se joint aux autres délégués pour la participation virtuelle au congrès de l’UICN du Campus du patrimoine nature. 

 

le 18 octobre, 2021

Ce mois de septembre a été plus intense que jamais au Musée canadien de la nature. Une douzaine de chefs de file canadiens de la nature se sont réunis pendant plus d’une semaine au centre de recherche du Musée à Gatineau — dûment masqués et distanciés — pour écouter, s’instruire, discuter et voter sur des motions portant sur les enjeux critiques qui touchent la planète.

Ils l’ont fait avec des milliers d’autres délégués du monde entier dans le cadre du Congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La pandémie limitant les déplacements, le Campus du patrimoine naturel du Musée est devenu un pôle régional où les délégués canadiens du Musée, Parcs Canada et d’autres organismes ont pu se connecter virtuellement au congrès de Marseille, en France. 

Les thèmes pressants liés au changement climatique, à la perte de biodiversité, aux impacts urbains sur la conservation, aux espèces en péril et à la connexion des gens avec la nature ont dominé les ateliers, les discussions de groupe et les motions de politique. Bon nombre de résultats éclaireront le Cadre mondial de la biodiversité post-2020 en vue de la Convention sur la diversité biologique.

L’offre d’accueillir des délégués canadiens marque une autre étape importante pour le Musée et sa participation à l’UICN depuis des décennies. Après tout, le Musée est un membre fondateur du Comité canadien de l’UICN (CCUICN) dont il héberge le secrétariat depuis 1992.

« L’UICN est l’organe des Nations Unies pour la nature, et notre appartenance au Comité canadien signifie que nous sommes un participant mondial dans la sensibilisation à l’importance de la conservation et du développement durable. » explique Mme Meg Beckel, présidente-directrice générale du Musée canadien de la nature.  

Le rassemblement de Gatineau a nécessité une planification créative pour assurer la participation canadienne à Marseille. Le décalage de six heures a fait lever au petit matin les délégués, Meg Beckel et Jean-Marc Gagnon, Ph. D., chef de la recherche du Musée.

Des aires de repos ont été aménagées, et des postes de téléconférence ont été disposés dans les salles de réunion afin que différentes séances puissent être suivies virtuellement par de petits groupes en même temps. Une connexion WhatsApp a également permis aux délégués canadiens de rester en contact.

Parmi les nombreux résultats du Congrès, on compte une motion sur le capital naturel, qui sert à définir la valeur économique de la nature dans la prestation de services écosystémiques. « Je suis ravie que l’UICN s’apprête à formuler une politique commune régissant l’approche de ses membres quant à la définition et à la mesure du capital naturel », a déclaré Mme Beckel.

Et même si la présence physique à Marseille nous a manqué, le Musée attend avec impatience le prochain congrès où il pourra s’appuyer sur le succès qu’il a remporté lors de la dernière activité du genre, à Hawaï en 2016. On se souviendra qu’à cette occasion, Meg Beckel avait participé au lancement de NaturePourTous, une campagne de l’UICN qui continue de sensibiliser les citoyens à valeur de la nature dans leurs vies. Bob Anderson, Ph. D., alors directeur du Centre Beaty pour la découverte d’espèces, avait alors ébloui les délégués avec une présentation sur l’importance des collections d’histoire naturelle pour la conservation de la biodiversité.

Informez-vous sur les résultats du congrès 2021 de l’UICN.

Profils de l’UICN et du Musée canadien de la nature

L’UICN a été fondée en 1948, trois ans après la création des Nations Unies.

L’une des réalisations les plus importantes de l’UICN a été la mise en œuvre, en 1975, de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction). Cet accord mondial aide à assurer que le commerce international de spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces dans leurs habitats naturels.

Au fil des ans, les conservateurs et les scientifiques du Musée canadien de la nature ont aidé les agents frontaliers canadiens à appliquer la CITES en identifiant les plantes et les animaux qui tombaient sous le coup de cette loi.

L’UICN publie également la Liste rouge, publication annuelle qui répertorie les plantes et animaux qui font face aux plus grands risques d’extinction. Les évaluations pour la Liste rouge comprennent des données provenant de nombreuses sources, y compris celles des musées tels que le Musée canadien de la nature, qui documentent la répartition des espèces à travers leurs collections. 

À titre d’hôte du secrétariat de l’UICN, le Musée coordonne les réunions du groupe, gère le site Web et veille à ce que les quelque 150 délégués, y compris des représentants d’ONG canadiennes, d’organismes gouvernementaux et d’autres organismes aux vues similaires, sont tenus au courant des initiatives qui peuvent appuyer le mandat international de l’UICN. 

Le président du Comité canadien de l’UICN participe au Congrès mondial à titre officiel. Parcs Canada représente le Canada à titre d’État membre, et le Musée canadien de la nature participe à titre d’organisme gouvernemental membre de l’UICN. « Nous animons le forum régional du CCUICN, forum par lequel tous les délégués peuvent se consulter et commenter des politiques sur des questions telles que les espèces en péril et la conservation, conclut Mme Beckel. Les délégués peuvent alors alimenter les discussions plus larges qui peuvent informer la présence du Canada au Congrès mondial. »