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Votez pour un lichen national ! Sous l’égide du Musée canadien de la nature, ce projet vise à faire connaître l’importance des lichens

Images: Troy McMullin et Jason Hollinger

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NOTEZ: Le vote pour un lichen national est prolongé jusqu'au 26 mars

Ottawa, 26 février 2020 – Passons au vote ! Des scientifiques qui se passionnent pour l’importance des lichens au Canada invitent la population à élire une espèce nationale. Les votants auront jusqu’au 26 mars pour choisir un lichen parmi une liste de sept candidats en visitant nature.ca/votelichen.

Les scientifiques soulignent que les lichens sont diversifiés et importants sur le plan écologique. Le Canada est un des pays au monde dotés de la plus grande biomasse de lichen. Parés de noms évocateurs tels que bryorie crin-de-cheval, xanthorie élégante ou cladonie étoilée, les lichens sont très diversifiés. Ces organismes uniques en leur genre—en partie champignon, en partie algue ou cyanobactérie—occupent une niche importante dans le monde naturel.

 « il existe plus de 2500 espèces de lichens au Canada et ce vote vise à faire mieux connaître ce groupe exceptionnel d’organismes, explique Troy McMullin, Ph. D.,  chercheur et lichénologue au Musée canadien de la nature, qui facilite le projet. Les environnements où les lichens abondent, la forêt boréale et le milieu arctique-alpin, couvrent la majeure partie des terres émergées du Canada. »

Les lichens sont parmi les premiers à coloniser la roche nue; ils préviennent l’érosion en stabilisant le sol. Certaines espèces contribuent à fixer l’azote atmosphérique dans le sol et sont la principale source d’alimentation des caribous pendant l’hiver. Les lichens fournissent nourriture, abri et camouflage à d’autres animaux et entrent dans la composition de teintures et de médicaments traditionnels. Ils sont également des indicateurs biologiques de la qualité de l’air.

« Les lichens sont d’excellents indicateurs de la pollution de l’air, indique Troy McMullin. Comme les canaris des mines de charbon, certaines espèces sont très sensibles aux polluants atmosphériques. D’autres sont signes d’intégrité écologique, car elles ne se rencontrent que dans les environnements qui n’ont pas été perturbés depuis longtemps, comme les forêts anciennes. » 

Les sept lichens en lice répondent aux critères suivants : ils sont répandus au Canada et plus communs au Canada qu’ailleurs; on peut les reconnaître facilement; ils sont beaux; ils jouent un rôle écologique important. Un ou plusieurs spécialistes se sont faits les champions de chacun des candidats et le décrivent de façon à le faire valoir comme lichen national.

Cette initiative de vote national s’inscrit dans un projet plus vaste que McMullin a facilité avec d’autres spécialistes des lichens du pays : désigner un lichen officiel pour chaque province et territoire.

La formule de vote comprend des descriptions et des photos des lichens proposés. On peut y accéder à nature.ca/votelichen.

Voici une brève présentation de chacun des candidats :

Évernie mésomorphe (Evernia mesomorpha) : pousse dans presque tous les environnements forestiers du Canada. Ce lichen remarquable s’accroche aux troncs et aux branches des arbres. Il adhère aussi aux clôtures et aux poteaux de bois. Cette espèce tolère bien la pollution, c’est pourquoi on la trouve couramment dans les parcs et les bois près des zones urbaines.

Peltigère aphteuse (Peltigera aphthosa) : un grand lichen présent dans tout le Canada, d’un océan à l’autre et dans le Haut-Arctique. Elle recouvre la mousse, le sol et les arbustes bas dans les zones humides exposées, mais aussi les bases des arbres et les rochers dans les vieilles forêts très ombragées. Près de la moitié des spécimens mondiaux poussent au Canada.

Arctoparmélie centrifuge (Arctoparmelia centrifuga) : un spectacle familier sur les gros blocs et les affleurements rocheux des régions arctiques et boréales du Canada. Il s’agit d’une espèce étroitement attachée qui forme des anneaux concentriques. L’abondance de l’espèce et la facilité relative de cultiver la composante fongique à partir de spores, en font une excellente candidate au titre d’espèce modèle. Enfin, l’Arctoparmélie centrifuge est distribuée d’est en ouest du Canada et dans tout l’Arctique.

Xanthorie élégante (Xanthoria elegans) : une espèce orange vif, spectaculaire et remarquable, qui pousse principalement sur les rochers et les os, mais aussi plus rarement sur le sol et le bois. On la trouve surtout sur les roches du littoral dans tout le Canada et sur les os et les roches dans l’Arctique. Elle indique aux chasseurs la présence des nids et des terriers.

Bryorie crin-de-cheval (Bryoria sp.) : les Bryories forment le genre de lichen qui définit par excellence la forêt boréale, qui est à son tour le grand écosystème par excellence du Canada. Avec des tresses brunes complexes, ces lichens festonnent les branches de sapin, d’épicéa et de pin. Les Bryories ont été à la base d’une alimentation de famine cruciale pour certains peuples indigènes du Canada et demeurent un fourrage important pour les écureuils volants, les campagnols, les caribous et, à des degrés divers, les ongulés en général.

Cladonie étoilée (Cladonia stellaris) : forme des touffes de mousse arrondies, de couleur vert jaunâtre, qui couvrent des milliers de kilomètres carrés de sol forestier boréal d’un océan à l’autre, mais on la trouve également dans certains habitats des régions tempérées du sud du Canada. Abondante dans chaque province et territoire, elle a une apparence très particulière. Les gens la reconnaissent facilement grâce à l’apparition de têtes ressemblant à des choux-fleurs. La Cladonie étoilée occupe une plus grande place au menu hivernal des rennes et des caribous.

Lichen géographique (Rhizocarpon geographicum) : ce lichen est très répandu au Canada et facilement reconnaissable. Il est étroitement associé au Bouclier canadien et aux paysages de montagne qui dominent une grande partie du Canada. C’est l’un des seuls lichens croûteux (ceux qui poussent étroitement attachés à leur substrat) que la plupart des gens connaissent. Son nom commun est approprié pour un pays ayant une si grande superficie et une si forte histoire de cartographie.    

Les scientifiques qui ont proposé les lichens en lice sont : Alain Belliveau, Université Acadia, Nouvelle-Écosse; Troy McMullin, Ph. D., et Irwin Brodo, Ph. D., Musée canadien de la nature; Michele Piercey-Normore, Ph. D.,  et Yolanda Wiersma, Ph. D., Université Memorial, Terre-Neuve-et-Labrador; Teuvo Ahti, Ph. D., Université de Helsinki, Finlande; Trevor Goward, Université de la Colombie-Britannique, et Juliet Pendray, Victoria, Colombie-Britannique.

Renseignements pour les médias et pour obtenir des images à haute-résolution : 

Dan Smythe
Relations avec les médias
Musée canadien de la nature
613-566-4781; 613-698-9253 (cell.)
dsmythe@nature.ca