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La nouvelle exposition du Musée lève le voile sur les pionnières en sciences naturelles au Canada

Dan Smythe © Canadian Museum of Nature

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OTTAWA, 26 juillet 2018 – Rencontrez des femmes inspirantes qui ont surmonté les obstacles afin d’assouvir leur passion pour les sciences dans la nouvelle exposition du Musée canadien de la nature. Courage et passion : Les femmes en sciences naturelles au Canada dévoile les contributions novatrices de pionnières des sciences du 17e siècle jusqu’à aujourd’hui. On y découvre les barrières liées au sexe et à la société auxquelles ces femmes ont fait face ainsi que des réflexions contemporaines propres à susciter l’intérêt pour les sciences chez les filles et les jeunes femmes.

L’exposition ouvre le 28 juillet 2018 et sera à l’affiche pendant sept mois, jusqu’au 31 mars 2019. L’exposition est inaugurée 100 ans après l’adoption de la loi accordant aux femmes le droit de vote aux élections fédérales par le Parlement, alors que celui-ci siégeait au Musée temporairement.  

« Nous sommes fiers de présenter cette exposition sur les Canadiennes qui ont participé à l’avancement des connaissances sur le monde naturel et ont ouvert la voie aux femmes de science d’aujourd’hui, notamment à celles du Musée, explique Meg Beckel, présidente-directrice générale du Musée canadien de la nature. Beaucoup de ces héroïnes méconnues ont oeuvré à l’écart des projecteurs, mais leur histoire vaut la peine d’être révélée à tous les Canadiens, en particulier aux jeunes qui se passionnent pour les sciences. »  

Les visiteurs de Courage et passion parcourront une chronologie historique qui leur fera connaître 20 grandes scientifiques et leurs réalisations. Des artéfacts, des documents d’archive, des spécimens et des vidéos viendront agrémenter le tout.

Dans une seconde section, on fait état des possibilités actuelles en sciences, que cela soit dans un laboratoire, sur le terrain, en classe ou dans une organisation et on remet en question les préjugés liés au sexe auxquels font face, encore aujourd’hui, les femmes scientifiques. Tout au long de l’exposition, trois jeunes (une écolière, une élève du secondaire et une étudiante universitaire) guident le visiteur et livrent leurs réflexions sur les femmes de science.

« Cette exposition permet d’examiner la sexospécificité des sciences et de montrer comment les rôles définis par la société touchent la vie et la carrière des femmes de science, explique la commissaire de l’exposition et l’historienne des sciences Cindy Stelmackowich, Ph. D., professeure en Études des femmes et de genre à l’Université Carleton. Ces femmes ont contribué à la collecte, l’identification, l’illustration, la production et la diffusion des connaissances en sciences naturelles au Canada. Leur détermination a façonné l’idée que se font les Canadiens de leur environnement naturel et elles méritent assurément une plus grande reconnaissance. »

Aperçu de l’exposition

L’exposition met en évidence des pionnières dans plusieurs disciplines scientifiques, comme la botanique, la zoologie, la géologie, l’agronomie, la physique, la paléontologie et même la médecine à ses débuts. Dès le 17siècle en effet, les religieuses de l’Hôtel-Dieu de Montréal préparaient des plantes médicinales, dont certaines empruntées au savoir traditionnel des Premières Nations.

Les visiteurs découvriront aussi l’évolution des normes sociales et les obstacles qui ont empêché les femmes d’atteindre leurs buts. À l’ère victorienne par exemple, le travail féminin à l’extérieur du foyer n’était pas acceptable socialement. Mais il devint à la mode, pour les dames de la haute société, de s’adonner à des passe-temps scientifiques, comme la collecte et l’identification de spécimens naturels.

La botanique en particulier était considérée comme une discipline éminemment féminine. La pionnière Catharine Parr Traill figure parmi les premiers colons à publier sur le climat, la flore et la faune du Canada. Sa collection de plantes est conservée dans l’Herbier national au Musée canadien de la nature, à Gatineau, au Québec.

Jusqu’au milieu du 20e siècle, le mariage mettait fin abruptement à la carrière d’une femme dans certains domaines. Ce fut le cas notamment de Harriet Brooks, première femme physicienne nucléaire du Canada qui figure parmi les découvreurs du radon et qui a collaboré avec la lauréate du prix Nobel Marie Curie. Elle a dû mettre un terme définitif à sa carrière à 31 ans parce qu’elle se mariait.

Même si les femmes ont bénéficié de possibilités de travail accrues pendant les années de guerre, leurs carrières en sciences demeuraient limitées. On donnait souvent aux femmes scientifiques des travaux de bureau et on ne leur permettait pas de participer aux expéditions sur le terrain, comme ce fut le cas d’Alice Wilson, la première femme géologue à la Commission géologique du Canada. D’autres femmes exercèrent leurs talents en dehors du laboratoire, telle Marcelle Gauvreau qui lança l’École de l’Éveil à Montréal afin de familiariser les enfants à la science.

Des portraits de scientifiques de carrière contemporaines viennent compléter ce tour d’horizon, avec par exemple : Victoria Kaspi, l’astrophysicienne qui a été la première femme lauréate de la prestigieuse médaille Herzberg; Joyce Boye, scientifique des produits alimentaires spécialisée en sécurité alimentaire dans les pays en développement; Gwen Bridge, spécialiste en hydrologie forestière et membre de la Nation crie Saddle Lake; Kathy Conlan, biologiste de la vie marine au Musée canadien de la nature, qui plongé sous les glaces de l’Arctique et de l’Antarctique pour étudier la biodiversité marine.

Outils, carnets de notes et exemples de découvertes viennent étayer les réalisations de ces 20 scientifiques. On pourra voir par exemple des microscopes, des électroscopes, un compteur de spores, un stérilisateur à grain, des fossiles, des créatures marines, des minéraux et de l’équipement de bureau de l’époque.

L’exposition présente le squelette d’une girafe de presque 5 m (16 pi) provenant de la collection du Musée. Ce spécimen vedette fait partie de la présentation sur Anne Innis Dagg, qui a voyagé seule en Afrique du Sud en 1956 pour étudier les girafes dans la nature. Cette zoologue a été la première parmi les scientifiques occidentaux à étudier le comportement animal dans la nature africaine. Pour y parvenir, elle a dû cacher le fait qu’elle était une femme en signant ses diverses demandes d’hébergement avec l’initiale de son prénom, A. Innis.

En plus des articles de sa propre collection, le Musée présente des objets empruntés à d’autres organisations comme l’Université Carleton, le Musée des sciences et de la technologie du Canada, Agriculture et agroalimentaire Canada, la Commission géologique du Canada et le Musée des Hospitalières de l’Hôtel Dieu de Montréal.

Cette exposition a bénéficié du soutien des sociétés minières Lundin Mining et Sherritt International.

Le Musée canadien de la nature se trouve au 240 de la rue McLeod à Ottawa. La visite de Courage et passion : Les femmes en sciences naturelles au Canada est comprise dans les droits d’entrée au Musée. Consultez nature.ca pour les horaires et les tarifs. Suivez le Musée sur Twitter (@museedelanature), Instagram (museedelanature) et Facebook.com/museecanadiendelanature.   nature.ca   #CourageEtPassion.

Un mot sur le Musée canadien de la nature
Le Musée canadien de la nature est le musée national de sciences et d’histoire naturelles du Canada. Il a vocation à transmettre des idées fondées sur des faits, à procurer des expériences instructives et à favoriser une relation enrichissante avec la nature d’aujourd’hui, d’hier et de demain. Il y parvient grâce à sa recherche scientifique, à sa collection de 14,6 millions de spécimens, à ses programmes éducatifs, à ses expositions permanentes et itinérantes, et à son site Web dynamique nature.ca.

Un mot sur Lundin Mining
Lundin Mining est une société minière installée au Canada mais qui a des opérations au Chili, aux États-Unis, au Portugal et en Suède. Elle produit des métaux, surtout du cuivre, du nickel et du zinc. Très sensible à la diversité des genres et à la participation des femmes dans le secteur minier, la société investit dans des programmes locaux qui favorisent l’émancipation des jeunes femmes et éveillent leur intérêt pour les sciences, la technologie et l’ingénierie. Elle appuie par exemple l’académie Komtek en Suède qui offre des camps de technologie et d’entreprenariat aux jeunes femmes. 

Un mot sur la société minière Sherritt
Chef de file mondial dans les mines et le raffinage du nickel et du cobalt à partir de minerais latéritiques, Sherritt a des projets et des sites d’opérations au Canada, à Cuba et à Madagascar. De plus, cette société a breveté ses technologies exclusives et fournit des services dans le secteur des mines et du raffinage des métaux partout dans le monde. Sherritt soutient l’International Women in Resources Mentorship Programme et a signé l’accord Catalyst 2022, qui prône l’avancement des femmes dans les affaires. 

Renseignements pour les médias
Laura Sutin
Musée canadien de la nature
613.698.7142 (cell.)
lsutin@nature.ca

Dan Smythe
Musée canadien de la nature
613.566.4781; 613.698.9253 (cell.)
dsmythe@nature.ca