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Le Musée canadien de la nature coordonne un atelier de terrain international pour des spécialistes des lichens

Paul Sokoloff © Musée canadien de la nature

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Troy McMullin recueille des lichens près de Resolute dans le Grand Nord canadien en 2017. 

Ottawa, 4 septembre 2019 – Le monde complexe des lichens sera au cœur d’une réunion internationale de terrain qui se tiendra près de la ville ontarienne de Thunder Bay du 5 au 10 septembre. Cette assemblée annuelle est coordonnée par le Musée canadien de la nature et le New York Botanical Garden avec la participation de Parcs Ontario et de l’université Lakehead.  

Quelque 50 spécialistes des lichens et étudiants universitaires de toute l’Amérique du Nord étudieront et collecteront des lichens dans le parc provincial Sleeping Giant (à environ 80 km à l’est de Thunder Bay) dans le cadre d’une réunion annuelle connue sous le nom d’Atelier Tuckerman. Lancé en 1991, cet inventaire de terrain se tient en différents sites chaque année. Il se déroule au Canada pour la 5e fois. Le musée soutient l'Atelier Tuckerman de cette année par le biais du Centre Beaty pour la découverte des espèces. 

« La rive nord du lac Supérieur est un haut lieu de biodiversité, particulièrement pour les lichens, explique Troy McMullin, Ph. D., chercheur et lichénologue au Musée canadien de la nature. Personne n’a encore réalisé d’inventaire centré sur les lichens dans la région. Nous nous attendons à beaucoup de trouvailles intéressantes, surtout parce que ces terres sont reconnues pour abriter des espèces que l’on rencontre dans des zones aussi éloignées que l’Arctique ou le littoral canadien. »   

On estime à 2500 le nombre d’espèces de lichens au Canada. Ces organismes uniques, en partie champignons et en partie algues et/ou cyanobactéries, occupent des niches importantes dans le monde naturel. Ils sont les premiers organismes à coloniser la roche nue et ils préviennent l’érosion en stabilisant les sols. Ils fournissent de la nourriture aux animaux, des habitats aux insectes; ils ont servi de médicaments et de produits tinctoriaux traditionnels; ils sont aussi de bons moniteurs de la pollution atmosphérique.

Troy McMullin fait remarquer que les lichens « mangent de l’air ». La présence de certaines espèces dans un environnement donné est donc un indicateur de salubrité. En étudiant la diversité des lichens, les scientifiques peuvent mieux comprendre les effets des changements environnementaux sur les écosystèmes, surtout les plus fragiles comme les forêts anciennes.

L’Atelier Tuckerman rend hommage à Edward Tuckerman. Ce scientifique du 19e siècle a été le premier à fournir un travail considérable sur la description et la classification des lichens en tant que groupe totalement distinct des plantes. On sait que John Macoun, le premier naturaliste de la Commission géologique du Canada (ancêtre du Musée canadien de la nature), envoyait les spécimens de lichens qu’il collectait à Tuckerman pour identification.

Troy McMullin est ravi d’être l’hôte de l’atelier de cette année et d’accueillir des participants venant d’universités, de jardins botaniques et d’établissements de recherche du Canada et des États-Unis. Date importante dans l’agenda des lichénologues, cet atelier a été créé par crainte que le savoir, les compétences et le travail de terrain de la lichénologie ne disparaissent.

« Il y a 30 ans, on l’enseignait de moins en moins dans les universités, explique Troy McMullin, enthousiasmé par l’évènement de cette année. On sera très occupés pendant ces cinq jours. Sur le terrain dès le matin, on explorera différents milieux du parc et on collectera des spécimens que l’on pourra identifier ensuite dans le pavillon du parc où on a installé des microscopes et aménagé un espace laboratoire. »

Troy McMullin a collaboré avec le personnel de l’herbier de l’université Lakehead de Thunder Bay pour aménager un laboratoire où les participants pourront échanger sur leurs trouvailles de la journée et examiner de près les lichens qu’ils auront découverts. « Après une journée sur le terrain, le pavillon sera le lieu idéal pour étudier le matériel, échanger sur nos découvertes et nos idées de publication et interagir avec les étudiants. »

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[Visionnez notre vidéo Scoop : Troy McMullin collecte des lichens en Nouvelle-Écosse]

Renseignements pour les médias
Dan Smythe
Relations avec les médias
Musée canadien de la nature
613.566.4781; 613.698.9253 (cell.)
dsmythe@nature.ca

Un mot sur le Musée canadien de la nature
Sauver le monde avec des preuves, des connaissances et de l'inspiration ! Le Musée canadien de la nature est le musée national de sciences et d’histoire naturelles du Canada. Il procure des connaissances fondées sur des faits et des expériences enrichissantes. Il manifeste son indéfectible engagement à l’égard de la nature d’hier, d’aujourd’hui et de demain par la recherche scientifique, la conservation de quelque 14 millions et demi de spécimens, des programmes éducatifs, des expositions permanentes et itinérantes, et son dynamique site Web, nature.ca. Le musée abrite l’Herbier national du Canada, qui comprend environ 150,000 spécimens de lichens.