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Investir dans la science et la nature : Un don philanthropique majeur pour la recherche sur les insectes et la biodiversité au Musée canadien de la nature

© Stewart Peck

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Stewart Peck, Ph. D., et Jarmila Peck, Ph. D, chez eux, dans leurs bureaux avec le microscope à la portée de la main pour examiner des spécimens.

Ottawa, 26 mai 2021 – Deux entomologues renommés font un don majeur à la fondation Nature en vue de financer un programme de scientifiques invités au Musée canadien de la nature, le musée national de sciences et d’histoire naturelles du Canada.

Le don de Jarmila et Stewart Peck, des scientifiques à la retraite qui ont des liens de longue date avec l’université Carleton, financera l’étude en personne des collections exceptionnelles de coléoptères et d’insectes fossiles du Musée par des chercheurs et des étudiants du monde entier. Ces études alimenteront, en retour, des projets et des collaborations internationales en relation avec l’histoire naturelle, la biodiversité et les changements environnementaux.

Le don du couple Peck arrive à point nommé. La pandémie a souligné l’importance de la nature pour notre santé et pour le bien-être de la planète, pourtant les projets portant sur la nature ne captent qu’une infime partie des dons philanthropiques, indique Rob Crosbie, président du conseil d’administration de la fondation Nature. Le geste de Jarmila et Stewart Peck est un exemple du type d’engagement nécessaire pour soutenir la science fondée sur les faits laquelle favorise les solutions à un avenir durable. »

Pendant plus de cinq décennies, le couple a voyagé dans le monde entier pour étudier et collecter des insectes, enseigner aux étudiants et communiquer sa passion pour la science, la biodiversité et l’évolution. Tous deux travaillaient à l’université Carleton, Stewart Peck, Ph. D., comme professeur de biologie et Jarmila Peck, Ph. D., comme professeure chercheure associée.   

Charlie Havlat (à gauche), Jarmila Peck (à droite) © Stewart Peck

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Jarmila Peck alors qu’elle était jeune professeure au site fossilifère d’Obara en Moravie, (Tchécoslovaquie). Stewart Peck à la recherche d’insectes dans une grotte en 1974 sur Mona, une île inhabitée à l’ouest de Puerto Rico. Il est spécialiste des arthropodes cavernicoles reconnu mondialement.

« Tout au long de notre carrière, nous avons bénéficié de subventions et d’autres formes de soutien financier, sans compter nos collaborations avec des mentors, dit Stewart Peck. Maintenant que nous en avons les moyens, nous souhaitons rendre la pareille et offrir à d’autres les mêmes possibilités. »  

Pendant leurs années de terrain, ces scientifiques intrépides ont collecté une diversité incroyable d’insectes, notamment des coléoptères. Près d’un demi-million de spécimens de ces sentinelles de l’environnement ont été donnés au Musée canadien de la nature.  

Même à l’ère numérique, l’étude de spécimens authentiques faisant partie de collections scientifiques est fondamentale aux découvertes touchant des questions environnementales mondiales, comme les changements climatiques, les espèces envahissantes et la perte d’habitat. « Les spécimens des collections sont la réalité et la vérité de la diversité de la nature », explique Stewart.

Andrew Smith © Musée canadien de la nature

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Un petit échantillon des coléoptères donnés par Jarmila et Stewart Peck aux collections nationales du Musée. Ici on voit des silphidés du genre Nicrophorus, collectés par Stewart et Jarmila Peck au Labrador. Ces silphidés enterrent de petites carcasses, de souris ou d’oiseaux par exemple, sur lesquelles ils pondent leurs œufs.

Les musées ont la capacité et les compétences en conservation pour rendre accessibles ces ressources à des fins d’étude scientifique. Ainsi, le don des Peck couvrira les frais de déplacement, de logement et autres coûts afférents des scientifiques venus de partout pour étudier à l’installation nationale de recherche et des collections du musée  à Gatineau, au Québec.

« Nous sommes extrêmement reconnaissants de leur soutien, déclare Meg Beckel, présidente-directrice générale du Musée canadien de la nature. Le don de Jarmila et Stewart Peck contribue à ce que nos collections demeurent pertinentes pour les études sur le passé, le présent et l’avenir de la planète. Nous bénéficions tous des collaborations scientifiques qui en découlent et qui accroissent nos connaissances sur la biodiversité. »  

Les insectes présentent un intérêt certain, puisqu’on les considère comme les êtres vivants les plus prospères de la planète et que leurs origines remontent à plus de 300 millions d’années.

Les coléoptères forment le groupe le plus diversifié d’insectes et se rencontrent sur tous les continents. Ils décomposent la matière organique, surtout dans les forêts, et recyclent les nutriments pour les autres êtres vivants. Certains types de coléoptères servent d’indicateurs de la richesse relative de la biodiversité d’un lieu. Leur présence est essentielle à la préservation de nombreux habitats et écosystèmes.   

Les Peck ont fait partie de la communauté scientifique qui a contribué à ces connaissances et accumulé des preuves lors de leurs expéditions de collecte sur le terrain. Le couple s’est rencontré à la fin des années 1960, alors que Jarmila était scientifique invitée à l’université Harvard. Ils ont déménagé dans les années 1970 à Ottawa, où Stewart est devenu professeur à l’université Carleton et Jarmila, professeur adjointe.

À titre d’entomologue et de biogéographe, Stewart Peck a enseigné la biologie à Carleton pendant quatre décennies. Nommé l’un des cent plus grands explorateurs du Canada par Canadian Geographic, il a été le mentor de plusieurs étudiants qui ont poursuivi une carrière scientifique, comme l’entomologue et spécialiste des coléoptères du Musée, Bob Anderson, Ph. D. 

Dan Smythe © Musée canadien de la nature

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Jarmila Peck, en 2018, à côté de sa collection exceptionnelle d’insectes fossiles, dont elle a fait don au Musée canadien de la nature. 

Jarmila Peck a été élue à la Société royale du Canada en 1992.  En 2018, elle a fait don au Musée de la collection de milliers d’insectes fossiles qu’elle a constituée pendant toute sa vie. Elle a grandi dans l’ancienne Tchécoslovaquie. Sa passion pour la géologie et la paléontologie l’ont conduite à s’intéresser à l’origine du vol chez les insectes. Sa collection exhaustive de fossiles, dont plusieurs montrent les premiers développements de la structure de l’aile chez l’insecte, témoigne de cette évolution.

Alors qu’elle aurait pu choisir des musées prestigieux comme le Smithsonian, le Field Museum ou le Harvard Museum of Comparative Zoology pour conserver ses collections, Jarmila a préféré le Musée canadien de la nature : « Je suis canadienne et fière de l’être. Je ne souhaite pas que mes collections aillent ailleurs », explique-t-elle.  

Les Peck continuent de publier les résultats de leurs recherches, dans lesquelles leurs collections jouent un rôle de premier plan. Au crépuscule de leur carrière, ils souhaitent que d’autres profitent des travaux de leur vie et le choix du Musée va en ce sens.

« L’étude de la nature requiert un engagement de toute une vie. Nous souhaitons soutenir les jeunes chercheurs dans la construction de leur carrière », ajoute Jarmila.

Les formulaires de candidature au Fonds de Stewart et Jarmila Peck pour scientifiques invités en entomologie seront accessibles dès juillet à nature.ca.   

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Un mot sur Jarmila et Stewart Peck
Tout au long de leurs 51 années de mariage et d’exploration entomologique, les Peck se sont complétés tant sur le plan professionnel que personnel. Ils partagent la même passion pour le voyage, l’aventure et la découverte de nouvelles espèces d’insectes, activités qui ont occupé une immense part de leur vie commune.

Le couple est reconnu mondialement dans les domaines de la systématique et de la taxonomie des coléoptères pour Stewart et dans ceux des fossiles d’insectes et de l’évolution de leurs ailes pour Jarmila. Les deux jouissent d’une autorité internationale dans le milieu de l’entomologie. Stewart est considéré par certains comme la personne vivante ayant collecté le plus d’insectes au cours de ses expéditions sur le terrain.

L’ensemble des travaux de Stewart constitue une contribution colossale à la connaissance des coléoptères, notamment des petits coléoptères des moisissures (Leiodidae), des arthropodes des grottes (surtout Coleoptera) et de la biogéographie des îles, en particulier les Coleoptera des Galapagos et des Antilles. Jarmila est une des grandes paléoentomologues de son temps. Ses travaux, qui ont porté sur l’origine et l’évolution des ailes et des pattes d’insectes, comprennent la préparation d’un atlas monumental de la morphologie des ailes et de leur homologie parmi tous les ordres d’insectes.

Un mot sur la fondation Nature
Lancée en 2020, la fondation Nature est une entité à but non lucratif indépendante qui soutient le travail fondamental du Musée canadien de la nature. La mission de cette fondation est de susciter des investissements dans la nature en vue de favoriser les découvertes, la recherche et l’éducation et de trouver des solutions à notre avenir. Ces investisseurs apportent un financement essentiel au progrès de la science fondée sur les faits et rendent possibles des travaux de terrain et des recherches concernant le monde entier, la formation de la prochaine génération de spécialistes canadiens en histoire naturelle, ainsi que le partage des connaissances, la collaboration et les projets éducatifs. Pour en savoir plus, consultez fondation.nature.ca. 

Un mot sur le Musée canadien de la nature
Le Musée canadien de la nature est le musée national de sciences et d’histoire naturelles du Canada. Il procure des connaissances fondées sur des faits et des expériences enrichissantes. Il manifeste son indéfectible engagement à l’égard de la nature d’hier, d’aujourd’hui et de demain par la recherche scientifique, la conservation de quelque 14 millions et demi de spécimens, des programmes éducatifs, des expositions permanentes et itinérantes et son dynamique site Web, nature.ca.