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Lauréats 2020

Le Musée canadien de la nature est fier de présenter les lauréats des prix Inspiration Nature.

Jeunes
Adultes
Prix d'honneur
Organisations à but non lucratif (petites et moyennes)
Organisations à but non lucratif (grandes)
Entreprises (petites et moyennes)
Entreprises (grandes)

Jeunes

Sophia Spencer
11 ans
Sarnia (Ontario)
Projet : BugsR4Girls [les insectes sont pour les filles]
Sophia Spencer aime tant les insectes qu'elle a écrit un livre pour enfants sur sa passion, sur les raisons qui devraient inciter tout le monde à partager son intérêt sans crainte et avec joie même si les autres trouvent que les bestioles ne sont pas si géniales. Son intérêt a commencé quand un papillon a atterri sur son épaule alors qu'elle avait deux ans et demi. À la garderie et en maternelle, Sophia aimait raconter aux autres ce qu'elle savait sur les sauterelles (son insecte fétiche), sur les fourmis ou les lucioles. Mais tous ne comprenaient pas son enthousiasme et, dès la première année, elle a été victime d'intimidation. Elle a donc arrêté de parler d'insectes pendant un moment. Sa mère a écrit à une société d'entomologie pour trouver un entomologiste prêt à être un correspondant pour sa fille. Sophia a été inondée de réponses : lettres, photos et vidéos. Sous le mot-clic BugsR4Girls [les insectes sont pour les filles], les scientifiques ont envoyé des centaines de gazouillis pour dire à Sophia de ne pas abandonner son intérêt pour les insectes. Sophia est à nouveau fière de sa passion et heureuse d'en faire part aux autres. Elle a écrit son livre pour encourager les enfants à découvrir le monde naturel autour d'eux, à croire en eux et à ne jamais cesser d'aimer ce qui leur apporte la joie.

Adultes

Gary Schneider
Stratford (Île du Prince-Édouard)
Projet : Macphail Woods Ecological Forestry
Décrit comme le « Smokey the Bear » de l'Île du Prince-Édouard, Gary Schneider est l'un des écologistes les plus respectés et les plus engagés de sa province, un champion de la biodiversité et un défenseur passionné des arbres, des habitats sauvages, des hiboux et des bassins versants. Province agricole, l'Î.-P.-É. a perdu 95 % de ses forêts anciennes. Pendant 29 ans, Gary a eu pour mission de remettre en état la forêt acadienne et les forêts anciennes menacées de l'île. Il est le cofondateur de l'organisation de sensibilisation et de défense de l'environnement Environmental Coalition of PEI (ECO-PEI), dont une des priorités a été le projet Macphail Woods Ecological Forestry visant à réhabiliter et à propager la flore indigène de la province. Grâce à ses compétences en gestion, consultation et action de défense, Gary a réussi à ce que la remise en état des forêts devienne une priorité pour la province : le gouvernement provincial a en effet reconduit en 2017 une entente sur les terres publiques de dix ans avec ECO-PEI. Plus de 900 hectares de forêt publique seront remis en état dans le cadre de cette nouvelle entente et Gary s'est battu pour que la toute première parcelle de terre provinciale soit certifiée par le Forest Stewardship Council, un système de certification qui assure une gestion forestière durable et la remise en état des boisés indigènes. En plus des ateliers et des visites éducatives courantes, Gary a élaboré un cours d'écologie forestière de terrain pour l'Université de l'Île du Prince-Édouard, qui sera également accessible à l'Université Acadia en Nouvelle-Écosse.

Prix d'honneur

Charles Brandt
Black Creek (Colombie-Britannique)
Projet : revitalisation de la rivière et retour de populations de saumon saines
Le père Charles Brandt était un homme exceptionnel, qui a joué les rôles d'enseignant, de mentor, d'écologiste et de modèle en consacrant sa vie à la protection et la préservation des habitats naturels. Il a inspiré des générations de bénévoles à travailler ensemble pour protéger et préserver les forêts et les rivières.

La rivière Tsolum doit sa survie au père Charles; c'est grâce à ses efforts que la rivière a été revitalisée et que la collectivité a pu fêter le retour de populations saines de saumons dans la rivière Oyster. Le père Charles est arrivé dans la région de Tsolum près de Courtenay sur l'île de Vancouver en 1965 et y a établi un ermitage près du ruisseau Headquarters, un tributaire de la rivière Tsolum. Il a participé à une étude sur le saumon rose avec Robert Bamsin et le ministère des Pêches et Océans à l'époque où la mine de cuivre du mont Washington, É.-U., en amont du bassin versant, commençait à rejeter du cuivre toxique dans la rivière Tsolum. Cet empoisonnement au métal a causé le déclin des populations de saumons dans la rivière. Mais la cause du déclin n'a été décelée qu'en 1984, presque 20 ans après la fermeture de la mine. En 1970, le père Charles a déménagé son ermitage à la rivière.

Le père Charles était un restaurateur reconnu de livres et de manuscrits qui a exercé ce métier pour l'ancien Musée national du Canada pendant cinq ans. En 1983, il est retourné dans la région pour établir un laboratoire de restauration de papier et de livres à son ermitage d'Oyster. C'est à cette époque qu'il est devenu le chef du groupe de pression pour la réhabilitation de la rivière appelé « Tsolum River Enhancement Committee of the Steelhead Society, Comox Valley Chapter ».

En 1997, le père Charles est devenu membre fondateur du groupe du travail de la rivière Tsolum qui fait des pressions auprès du gouvernement et a établi un comité de travail pour faire une recherche sur les flux, les habitats, le drainage des roches acides et l'agriculture dans le bassin versant. En 2009, après 27 ans de pressions exercées par groupe du travail de la rivière Tsolum et la Restoration Society, le gouvernement de la Colombie-Britannique a investi 4,5 millions de dollars pour remplir et réhabiliter le site minier. Grâce au dévouement du père Charles et de son équipe, des milliers de saumons retournent chaque année à la rivière Tsolum.

Le père Charles mettait en pratique ses convictions tous les jours. Il croyait que les communautés humaines et naturelles doivent s'unir pour n'en former qu'une. Il est décédé en 2020 à l'âge de 97 ans, mais laisse un héritage inestimable : non seulement dans la rivière Tsolum, où la vie est revenue, mais aussi dans le coeur et l'esprit de ceux qu'il a touchés en instillant un profond respect pour toutes les formes de vie et les incitant à avoir une présence plus douce sur la planète.

Organisations à but non lucratif (petites et moyennes)

Fonds international de conservation du Canada [ICFC – International Conservation Fund of Canada]
Chester (Nouvelle-Écosse)
Projet : actions de conservation
La perte de biodiversité dans le monde est une question terrible et une responsabilité partagée. La force de la biodiversité canadienne repose largement sur la salubrité de l'environnement à des milliers de kilomètres. Les espèces migratrices du Canada, par exemple, dépendent des régions tropicales pour leurs habitats d'hivernages et de migration. Aussi la mission principale de l'ICFC est-elle d'entreprendre des actions de conservation dans les écosystèmes tropicaux qui subissent les plus lourdes menaces. L'organisation a jusqu'à présent investi plus de 27 millions de dollars dans 32 pays avec des projets portant sur 16 millions d'hectares (160 000 km2), soit une superficie plus grande que la moitié des pays du monde.

Organisations à but non lucratif (grandes)

Fondation David Suzuki
Vancouver (Colombie-Britannique)
Projet : Butterflyway
Redonner une place à la nature dans nos quartiers partout au Canada, en semant des plantes propices aux papillons, voilà l'essence du projet Butterflyway. La fondation David Suzuki a lancé ce projet afin que l'on crée un peu partout des zones de fleurs sauvages, de plantes et d'arbustes propres à fournir nourriture et abri aux papillons, qui jouent un rôle essentiel dans l'écosystème. En 2019, après seulement deux ans d'existence, ce projet primé comptait 255 dynamiques « rangers de papillons » dans tout le pays, qui avaient semé 24 098 plants à l'échelle nationale et créé 407 parcelles propices aux pollinisateurs, notamment dans 86 écoles et 30 terrains de golf. Ce projet en a engendré un autre, « Butterflies in my Backyard (BIMBY) », en réponse aux rangers qui souhaitaient identifier les principales espèces de papillons et explorer les relations entre les plantes et les gens.

Entreprises (petites et moyennes)

ULAT Dryer Balls
Parksville (Colombie-Britannique)
Projet : invention et développement de boules de séchage de laine
ULAT fabrique et distribue des boules de séchage faites à 100% de laine canadienne. Il s'agit de la première marque de boules de séchage de laine au monde. Ce produit a été élaboré afin de fournir une alternative écologique aux assouplissants en feuilles à usage unique. De nombreuses familles cherchent à réduire leur exposition aux produits chimiques. L'innovation d'ULAT a suscité l'attention et a été vivement saluée; c'est la première entreprise canadienne à participer à la campagne internationale sans but lucratif lancée par le prince Charles pour sensibiliser le monde aux merveilleuses propriétés de la laine. ULAT est une entreprise écologique; l'utilisation des boules et son processus de fabrication contribuent aux efforts de conservation et de réduction de la pollution de l'eau. ULAT est très fier de sa mission : donner les moyens d'agir aux collectivités, un séchage à la fois.

Entreprises (grandes)

Fresh City Farms
North York (Ontario)
Projet : Fresh City Farms
L'industrie alimentaire a de sérieuses répercussions sur l'environnement à l'échelle de la planète, qu'il s'agisse de la déforestation pour les cultures ou l'élevage, des émissions liées au transport, de l'utilisation de pesticides et des déchets d'emballage. La plus grande ferme urbaine commerciale du Canada, Fresh City Farms encourage des relations durables et locales entre l'acheteur et les aliments. Parmi les mesures pour réduire leur empreinte carbone figurent une plateforme de commerce en ligne qui prédit la demande en vue de réduire le gaspillage, un système de livraison directe unique en son genre, des véhicules écologiques et la réutilisation optimale des emballages. En plus de gérer ses propres exploitations agricoles, Fresh City a lié des partenariats avec 75 autres fermiers qui adhèrent à des pratiques biologiques et transparentes en vue d'offrir la meilleure qualité.