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La folie de minuit
Le 1er mai 1986 -- « Je
n'arrive pas à savoir qui fait quoi à
qui. De grands bonds dans l'air, les pattes de
derrière en évidence, les lièvres
se regroupent, un a sauté dans l'air, cinq
font la chasse, ils chassent partout, un fourmillement
de lièvres… deux lièvres se
tournent autour et tentent de se mettre sous le
vent de l'autre… il y a cinq minutes, Blue Bun est arrivé et depuis, il court partout
et flaire les femelles, il se déplace sous
le vent, inspecte les environs, se fait repousser
plusieurs fois... Blue Bun inspecte les femelles,
plusieurs fois deux mâles encerclent et
flairent la même femelle… toute la
foule est en délire, les vingt dernières
minutes c'est la pagaille totale : les lièvres
courent partout… plusieurs sont venus jusqu'à
moi y compris Blue Bun, puis sont allés
chasser dans les rochers. » Le 1er mai 1986; -15°F (5°F).
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Des accès de folie lors de la saison des amours
Quand Sverdrup découvrit
et nomma le Hare Fiord
sur l'île d'Ellesmere vers
la fin avril 1902, l'endroit regorgeait
de lièvres. Bien qu'il ne donna
pas de détails, il les décrivit
en train de courir partout comme s'ils
avaient perdu l'usage de la raison.
Puisque c'était la saison des
accouplements, Sverdrup attribua leur comportement étrange
au fait que les lièvres avaient « perdu
la tête par amour ».
- Sverdrup 1904
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La reproduction
Parade
des mâles | À la recherche de l'âme soeur | Agressivité | Sexualité
Le comportement sexuel
Folie de minuit
La 'folie' des lièvres d'Europe
(Lepus europaeus) est un cliché bien connu qui fait
allusion à un certain comportement ayant cours lors
des accouplements au printemps. Il n'était
donc pas étonnant de découvrir que le lièvre
arctique (Lepus arcticus) présente lui aussi des
signes de ce que l'on pourrait appeler une 'folie' à la
saison des amours.
La 'folie' en question décrit la situation chaotique
d'accouplements réussis ou non au sein d'un important
groupe de lièvres. Il y a beaucoup d'activité :
les mâles flairent, suivent, pourchassent et inspectent,
les femelles les repoussent (et se battent) ou bien les acceptent.
Dans le cas du lièvre d'Europe, l'accouplement a lieu
en mars, d'où l'expression : 'Fou comme un lièvre
en mars' (cf. le nom du Lièvre de Mars dans Alice
au pays des merveilles). Le printemps arrive plus tard
dans l'Arctique canadien cependant, et puisque David
Gray a observé le jeu de la séduction à Sverdrup Pass sur l'île d'Ellesmere tard
en soirée et au petit matin, il lui donna le nom de
'folie de minuit'.
Accouplement ou Copulation
La plupart des copulations observées par David
Gray ont été précédées
de périodes intenses d'une chasse sexuelle tenace
aux femelles célibataires de la part de plusieurs
mâles, ou de combats mâle-femelle au sein d'un
groupe. Certaines copulations réussies ou non ont été précédées
de petits coups, où le mâle fouine sous la
femelle et la soulève avec sa tête.
La copulation est rapide, ne durant que quelques secondes :
le mâle tient la femelle entre ses pattes antérieures
et celle-ci redresse les oreilles. Comme c'est le cas avec
tous les lièvres, la copulation induit l'ovulation
chez la femelle.
À la suite de ces copulations, les individus sont
restés ensemble pendant plusieurs heures, puis se
sont séparés. Il n'y a pas eu d'indication
d'une formation de couples à court ou à long
terme à Sverdrup Pass.
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La
cour et l'accouplement chez les lièvres arctiques
se font selon un modèle établi d'interactions
entre mâles et femelles. Agrandissez l'image pour
en savoir davantage. |
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