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L'état de santé de la rivière

 

Un niveau de pollution « déplorable » il y a 100 ans

Asclépiade incarnate, Asclepias incarnata.
Asclépiade incarnate, Asclepias incarnata.

Bien qu'elle soit encore un milieu fragile sous certains aspects, la rivière Rideau affiche un bien meilleur état qu'il y a un siècle. Au début des années 1900, les populations de poissons étaient décimées et la pollution atteignait un niveau jugé déplorable!

Pêche et piégeage intensifs
On peut seulement imaginer la composition de la flore et de la faune au moment où les colons s'établirent dans la vallée de l'Outaouais, vers 1800. En effet, les premiers registres, qui portent surtout sur les espèces sauvages possédant une valeur commerciale, ne datent que de la fin du XIXe siècle.

À l'époque, le piégeage des mammifères pour leur fourrure et la pêche sont pratiqués intensivement, ce qui affecte les populations animales. En 1899, les populations de poissons de la rivière Rideau sont si faibles que les autorités interdisent la vente et l'exportation de tout poisson de pêche sportive de la rivière pendant trois ans.

Pollution en hausse
Au fur et à mesure que la ville d'Ottawa se développe, la rivière Rideau devient de plus en plus polluée, car les résidents y déversent directement leurs déchets. En 1918, une lettre publiée dans le journal The Ottawa Citizen mentionne le niveau de pollution « déplorable » de la rivière. [7]

Les journaux des années 1940 et 1950 relatent en détail le rempoissonnement massif de la rivière Rideau en vue d'améliorer la pêche sportive. À l'époque, on associait la diminution des stocks de poissons uniquement aux pressions exercées par la pêche, et non à détérioration de la qualité de l'eau.

Au cours des années 1960 et 1970, l'activité économique accrue entraîne une croissance rapide de la population et de multiples aménagements aux abords de la rivière Rideau, ce qui aggrave la pollution. De plus, l'amélioration du transport maritime le long des Grands Lacs permet à des espèces exotiques d'Europe et d'Asie d'envahir les Grands Lacs et la rivière Rideau. [6][29]

Mesure d'un poisson.
Mesure d'un poisson au cours du Projet.
Le vent tourne
Heureusement, le vent tourne au cours des décennies suivantes. Pendant les années 1980 et 1990, les populations urbaines se stabilisent. [29] Citoyens et gouvernements sont plus sensibilisés à la protection de l'environnement et des infrastructures sont construites pour le protéger. Grâce à ces changements, la qualité de l'eau et l'état de la rivière en général s'améliorent.

De nos jours, des études comme le Projet sur la biodiversité de la rivière Rideau permettent d'établir une base de comparaison pour dégager des tendances et commencer à suivre de près les changements de la rivière.

De légers signaux d'alarme
Bien que l'état de santé de la rivière soit relativement bon, l'étude a permis d'observer de légers signaux d'alarmes. La disparition des moules d'eau douce indigènes dans certains secteurs, la perte d'habitats propices aux amphibiens et aux reptiles et la possible disparition d'une espèce de ménés fragile sont autant de signes avant-coureurs du déclin qui guette à nouveau la rivière si nous n'y prenons pas garde.

 

 L'état de santé de la rivière
Flèche.
Puce.
Flèche.
Flèche.


La rivière Rideau à Ottawa.
La rivière Rideau à Ottawa… beaucoup plus propre qu'il y a quelques décennies!
Un projet du Musée canadien de la nature
 Images : Lynn Gillespie, Anne Phelps