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Les poissons

 

Les hauts et les bas de la rivière Rideau

Vue de Mooneys Bay lorsque l'eau est abaissée, à l'automne.
Mooneys Bay à l'automne 2000, après que le niveau de l'eau ait été abaissé.

La rivière Rideau et ses 31 écluses font partie intégrante du canal Rideau. Parcs Canada, qui gère ce réseau fluvial, augmente le niveau de l'eau de la rivière Rideau de 3 à 3,5 mètres au printemps pour faciliter la navigation sur le canal, surtout dans la section comprise entre Long Island et la rivière des Outaouais. Elle le diminue dans la même proportion à l'automne afin de prévenir les inondations et, dans une moindre mesure, d'éviter que les glaces endommagent les écluses.

Cette fluctuation n'est toutefois pas sans conséquences pour les plantes et les animaux de la rivière, notamment les poissons et les moules indigènes.

Ces dernières se retrouvent subitement sur la berge, loin du nouveau lit de la rivière. Sans eau pour vivre et se nourrir, la plupart meurent au bout de quelques jours.

De leur côté, de nombreux poissons demeurent prisonniers dans des dépressions si le niveau d'eau est diminué rapidement à l'automne. [10] Au printemps, si le niveau de l'eau est relevé trop tardivement, certains poissons ne peuvent rejoindre des aires de frai. De plus, si le niveau de l'eau est relevé rapidement, le courant peut disperser les oeufs des poissons.

Le méné d'argent, qui est disparu de la rivière Rideau, était le seul méné dont les oeufs ne sont pas attachés à des roches ou à des plantes de la rivière. Les chercheurs du Projet croient que la fluctuation du niveau d'eau a pu affecter cette espèce particulièrement.

Depuis 1997, les éclusiers travaillent différemment. La réduction ou l'augmentation du niveau de l'eau s'échelonne sur une période de deux semaines, plutôt que de 24 heures. Par conséquent, le niveau de l'eau fluctue progressivement, amenuisant ainsi les répercussions sur les populations de poissons.

Par ailleurs, la fluctuation du niveau d'eau permet de limiter l'expansion de certaines espèces moins désirables. Par exemple, les moules zébrées qui se trouvent sur les murs des écluses ou au fond de la rivière sont exposées au dessèchement et au gel en hiver, ce qui contribue à contrôler leur population.

Du poisson au menu?
Pêcheur à la ligne.
Vous venez de capturer un superbe doré dans la rivière Rideau et vous vous demandez si vous pouvez le manger sans danger? Et bien oui, les poissons pris dans la rivière peuvent être consommés, à condition de respecter les directives de consommation publiées par Environnement Canada.

On trouve dans les tissus des poissons des produits chimiques tels que des PBC, des dioxines et des pesticides ainsi que des métaux comme le mercure. Plus le poisson est gros, plus grand est le risque d'y trouver des contaminants. Le degré de contamination du poisson déterminera la grosseur et la quantité de poisson que vous pouvez manger en toute sécurité.

  Doré jaune, Sander vitreus.
  Doré jaune,
Sander vitreus.

E. coli est une bactérie qui se loge dans l'organisme d'animaux à sang chaud, et non pas dans les poissons. Il est toujours possible de consommer du poisson provenant de cours d'eau dont le compte de la bactérie E. coli est élevé. Toutefois, vous devez le faire en suivant les recommandations donnés dans le guide de consommation qui se trouve à l'adresse suivante : http://www.ene.gov.on.ca/envision/guide/index-fr.htm.

 

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Grand brochet, Esox lucius.
Grand brochet,
Esox lucius
Un projet du Musée canadien de la nature
 Images : Hemera, Jacqueline Madill, Musée canadien de la nature, Andy Ormsby