Skip to main content
Lien vers nature.ca, le site Web du Musée canadien de la nature.Lien vers la section J'explore la nature! dans le site nature.ca.
Texte : « Puijila » en caractères inuktituts. Puijila, le phoque qui marchait. Collage de photos : linaigrette de Scheuchzer, Eriophorum scheuchzeri; l'équipe de recherche sur le terrain; le fossile de Puijila darwini reconstitué; un rocher dans le cratère Haughton, deux paléontologistes tamisant des sédiments.
Texte : English.
Texte : le mot « Inuktitut » en caractères inuktituts syllabiques.
..
Texte : Téléchargez les caractères inuktituts.
..
Accueil > Le projet

Le projet

Illustration 1) Vue aérienne d'une partie du cratère Haughton où se trouve une rivière peu profonde.

Vue aérienne d'une partie du cratère Haughton.

Résumé

Le projet Puijila est dirigé par Natalia Rybczynski. Cette paléontologue du Musée canadien de la nature étudie l’évolution des mammifères arctiques. Elle s’intéresse en particulier aux effets de la géographie et du climat sur la biodiversité au fil du temps. La séquence des fossiles lui permet de reconstituer en partie cette évolution.

Illustration 2) Natalia Rybczynski et Liz Ross.

Natalia Rybczynski et Liz Ross gardent le sourire même en pleine bataille contre la boue!

Dans le cadre de ses recherches, elle a conduit des expéditions dans l’Arctique canadien. Le principal objectif était de découvrir des fossiles de mammifères vivant au début du Miocène (de 20 à 24 millions d’années).

Les recherches se sont révélées fructueuses. La découverte la plus surprenante est certainement celle de Puijila darwini, qui représente une forme de transition dans l’évolution des pinnipèdes (phoques, otaries et morse). Cet animal nageur du début du Miocène éclaire d’un jour nouveau l’évolution de la lignée des pinnipèdes dans le temps et dans l’espace géographique et remet en question nos connaissances sur le sujet.

Les expéditions

Illustration 3) Mary Dawson, Liz Ross et Natalia Rybczynski assises autour de la table devant la tente commune.

Mary Dawson, Liz Ross et Natalia Rybczynski emballent des fossiles dans du papier hygiénique pour leur transport. À l'avant-plan, des sédiments sèchent. Le fusil est toujours à la portée de la main pour parer une éventuelle attaque d'un ours blanc.




Natalia Rybczynski et l’équipe de recherche se sont rendus à l’île Devon, au Nunavut, en 2007 et 2008. De nombreux partenaires ont contribué à ces expéditions en octroyant diverses autorisations ou en apportant un soutien financier ou logistique.

Les travaux se sont effectués au site du cratère Haughton, où les sédiments témoignent de la présence d’un lac au Miocène. Il s’agit des seuls dépôts lacustres du début du Miocène contenant des restes de plantes et d’animaux (dont des vertébrés) que l’on connaisse dans l’Arctique.

L’excellent état des fossiles mis au jour antérieurement (de 1979 à 1987) plaidait également en faveur du choix de ce site. La découverte de squelettes complets et partiels indiquent que ce lac constituait un environnement calme, et donc susceptible de contenir encore davantage de fossiles. Dans un milieu turbulent, les ossements se dispersent facilement.

Illustration 4) Une dent fossile au sol. Puijila darwini, spécimen NUFV405.

Une des dents de Puijila (l'incisive supérieure droite) au moment de sa découverte. Elle mesure près de 2 cm de longueur.

Pour les paléontologues qui ont l’habitude de trouver des fossiles de mammifères très fragmentaires, la perspective d’exhumer des ossements en bon état et presque complets est certainement alléchante. Dans le cas de Puijila, le fossile était presque complet, tout comme celui d’autres vertébrés.

L’équipe a également collecté des échantillons de roches. Certains serviront à estimer l’âge du cratère d’impact. D’autres permettront de reconstituer le climat qui régnait au moment du dépôt des sédiments lacustres. On a mis au jour le premier fossile de bois du cratère.


Suivante >

 

Illustration 6) Natalia Rybczynski et Liz Ross fouillant dans un tamis rempli de sédiments.