La recherche sur les cellules souches : Jusqu'où peut-on aller?
Toronto (Ontario), le 20 novembre 2004
Les cellules souches embryonnaires constituent la matière première à partir de laquelle nous sommes tous faits. Chaque parcelle de notre corps, qu'il s'agisse du cerveau, du foie, du sang, des ongles ou des cils, était à l'origine une cellule souche embryonnaire. Ces cellules ont la capacité de se transformer en n'importe quelle partie du corps, selon les instructions reçues.
Les scientifiques ont maintenant de bonnes raisons de croire qu'en fournissant les instructions exactes, ils parviendront un jour à faire fabriquer par ces cellules presque tout ce dont aura besoin le corps pour guérir. Un diabétique pourrait ainsi obtenir des cellules productrices d'insuline toutes neuves. Pour les personnes atteintes de sclérose en plaques, on pourrait commander aux cellules souches de réparer la gaine de myéline endommagée du circuit électrique du cerveau. Dans le cas de déficience hépatique, les cellules souches pourraient être amenées à constituer un nouveau foie.
Le problème réside dans le fait que ces cellules souches embryonnaires proviennent de foetus. Le statut des embryons humains soulève de nombreux débats. Doit-on les considérer comme des êtres humains? Même s'ils ne sont que des êtres humains en devenir, ne méritent-ils pas une certaine considération et des mesures de protection?
Dans l'après-midi du 20 novembre, environ 150 personnes se sont réunies au Centre des sciences de l'Ontario, à Toronto, pour participer à un forum public intitulé « La recherche sur les cellules souches : Jusqu'où peut-on aller? ». Les invités et l'auditoire se sont penchés sur les questions suivantes :
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Nos invités
- Barry Brown, M.A., Ph.D.
- Teren Clarke, I.A., B.Sc.Inf., M.G.
- Abdallah Daar, M.D., D.Phil., FRCP, FRCS, FRSC
- Trudo Lemmens, Cand. Jur., Lic. Jur., LL.M., D.C.L.
- Bob McDonald
- Janet Rossant, Ph.D.
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