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Des spécialistes en arrière-scène de notre nouvelle Galerie de l'Arctique Canada Goose

Graham Larose © Musée canadien de la nature.

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Dawn Carlisle installe un torse en mousse sur un cadre d’acier en vue de la présentation d’une tenue en peau de caribou que portaient les Inuinnaits au début du XXe siècle.

par Graham Larose, le 13 juin 2017

La création d’une galerie est une vaste entreprise qui fait appel au savoir-faire de nombreux spécialistes – concepteur d’exposition, conservateur, artistes et artisans divers, pour ne nommer que ceux-là.

Certaines tâches demandent une expertise très pointue – la fabrication de mannequins sur mesure pour présenter des costumes ou celle de supports capables d’accueillir de gigantesques os de baleine, par exemple –, comme en témoigne le processus de création de la Galerie de l’Arctique Canada Goose, qui ouvrira le 21 juin.

Dawn Carlisle fabrique des supports et des modèles depuis 23 ans. Aujourd’hui spécialisée dans la construction de mannequins, elle a, avec son conjoint, réalisé des supports pour des expositions tenues dans toute l’Amérique du Nord, de Roswell au Nouveau-Mexique jusqu’au Nord du Québec.

Pour la Galerie de l’Arctique, ses supports faits de mousse de qualité archive servent à la fois à présenter les costumes et à les soutenir adéquatement pour éviter de les abîmer.

« Le plus grand défi, c’est que le conservateur a une image en tête, le restaurateur a des préoccupations au sujet de l’artefact et le concepteur a sa propre vision pour son exposition, dit Mme Carlisle. Pour nous, c’est donc un jeu d’équilibriste; notre mission est de concilier toutes les préoccupations. »

C’est dans l’exposition spéciale Inuinnauyugut : Nous, les Inuinnaits, dans la Galerie des perspectives nordiques, que l’on pourra surtout admirer le fruit du travail de Mme Carlisle. Cette exposition, organisée par la Kitikmeot Heritage Society de Cambridge Bay, au Nunavut, met en valeur la culture des Inuinnaits (Inuits du cuivre) et présente un mélange de costumes et d’objets contemporains et traditionnels. Parmi les pièces sur lesquelles travaille l’artiste figurent des costumes rares prêtés par le Musée canadien de l’histoire.

La délicatesse définit aussi l’art de Ken Eastwood, qui a commencé à travailler le métal sur une plateforme de forage pétrolier en mer du Nord et fabrique des supports sur mesure pour toutes sortes d’expositions depuis 1989.

Graham Larose © Musée canadien de la nature.

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Ken Eastwood fabrique des supports pour des expositions muséales depuis plus de 28 ans. Du bouton de chemise au crâne de baleine, chaque pièce pose ses difficultés.

« Très peu de zones de ce crâne peuvent supporter son poids », dit-il à propos d’un crâne de baleine boréale pesant 136 kilos qui sera présenté dans la Galerie de l’Arctique. « Il s’agit de trouver la bonne forme pour le support puis de façonner l’acier ou le laiton pour épouser ces contours. »

M. Eastwood a utilisé de l’acier pour fabriquer le support de ce crâne, dont le poids nécessite un matériau d’une grande résistance, mais il travaille surtout avec le laiton pour les articles de petite taille, comme le bouton de chemise provenant de l’expédition fatidique de Franklin qui sera aussi présenté dans la Galerie.

« Le support doit se faire oublier tout en procurant un soutien structurel suffisant. L’esthétique est importante pour le Musée; c’est pour ça qu’on fait appel à moi. »

Actif dans le milieu depuis bientôt 30 ans, M. Eastwood a fabriqué des supports pour une myriade de pièces provenant du monde entier.

« J’ai à peu près tout vu, des céramiques du XIIe siècle aux objets de verre millénaires en passant par des crânes énormes comme celui-ci, raconte-t-il. C’est chaque fois un défi, parce que chaque pièce est unique. »

Le droit d’entrée au Musée inclut l’accès à la nouvelle Galerie de l’Arctique Canada Goose.