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Scientifiques et étudiants ouvrent l’œil sur l’environnement

Graham Larose © Musée canadien de la nature

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Shalini Chaudhary installe un caméra pour surveiller les oiseaux, les mammifères, et les activités des humains sur les terrains du Musée. 

Des étudiants apprennent les rigueurs du travail de terrain dans la « cour » du Musée canadien de la nature, tout en s’initiant à la gérance de l’environnement.

Depuis 2009, Noel Alfonso, chercheur adjoint principal et spécialiste en ichtyologie au Musée, encadre chaque été des groupes d’étudiants. Leur travail : surveiller les habitats qui parsèment les 76 hectares entourant les installations de Gatineau, au Québec, où le Musée fait de la recherche et abrite ses collections.

Le Programme de surveillance environnementale (PSE) consiste à échantillonner des espèces et à faire de la recherche sur les terrains du Musée afin d’améliorer la gérance du territoire environnant.

« Les étudiants ont des commentaires très positifs parce qu’ils ont la chance de travailler pour un établissement très riche en expertise. Ils peuvent apprendre beaucoup et j’encourage d’ailleurs ces apprentissages », rapporte M. Alfonso.

Le programme est le fruit d’une initiative lancée après la construction du Campus du patrimoine naturel au milieu des années 1990, pour préserver la santé des écosystèmes qui se trouvent sur la propriété du Musée.

Chaque été, quotidiennement, les étudiants prélèvent des échantillons et consignent leurs observations sur les populations de plantes et d’animaux de la propriété, des insectes aux arbres, en passant par les palourdes, les algues, les mousses et les oiseaux. Les étudiants apprennent et appliquent les techniques courantes du travail de terrain, par exemple la pose de pièges pour observer et prélever coléoptères et araignées. Leurs observations sont compilées dans des rapports annuels qui rendent compte de la diversité globale des espèces et de la santé des écosystèmes de la propriété.

Graham Larose © Musée canadian de la nature.

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Noel Alfonso met en place un bassin dans un étang où les étudiants surveilleront les populations de la sphaerie de Herrington (Sphaerium occidentale).

Francesco Janzen, étudiant diplômé, a travaillé trois étés pour le Musée, parfois à titre bénévole. Pour la première fois cet été, il est officiellement employé du PSE. Ce travail, dit-il, lui a permis de ne pas perdre la main entre la maîtrise et le doctorat en biologie qu’il entreprendra cet automne à l’Université d’Ottawa.

« J’estime que l’expérience acquise au PSE a fait de moi une recrue intéressante aux yeux de mon directeur de thèse. Le travail de terrain est beaucoup plus rigoureux que ce à quoi j’étais habitué, mais je connaissais toutes les techniques dont j’avais besoin », résume-t-il.

Shalini Chaudhary est étudiante de premier cycle à l’Université de Waterloo. Pour elle, travailler au Programme de surveillance de l’environnement est une occasion d’étudier les interactions biologiques dans une optique écologique et environnementale qui lui permet de mieux comprendre le tout.

« Le risque est grand pour les scientifiques de diverses disciplines de travailler en vase clos, dit-elle. Le Musée ménage un milieu propice à l’apprentissage et à la curiosité, qui encourage les spécialistes de divers horizons à faire converger leurs champs d’intérêt pour brosser un portrait d’ensemble du monde naturel. »

Noel Alfonso espère qu’en plus de doter les étudiants des outils dont ils ont besoin pour poursuivre leurs études, le Programme de surveillance environnementale soit un exemple et s’étende au-delà des 76 hectares du Musée.

« Selon moi, ce programme est un très bon modèle pour les organismes gouvernementaux et les grandes entreprises qui voudraient pratiquer une gérance responsable du territoire qui dépend d’eux. C’est un cadre tout prêt qui peut leur être fort utile. »

Quelques faits sur la propriété du Musée et le Campus du patrimoine mondial

·         Des études ont permis de répertorier sur la propriété quelque 23 espèces de mammifères, 148 espèces d’oiseaux, 14 espèces de poissons, 423 espèces de plantes vasculaires et 149 espèces de mousses et d’hépatiques.

·         L’habitat est diversifié : forêt de cèdres, forêt mixte de feuillus, marécages, prés, forêt ou domine l’érable, rivières, étangs, mares vernales et d’autres encore.

·         La propriété abrite quelques espèces menacées ou en voie de disparition au Québec, notamment le noyer cendré (Juglans cinerea), le martinet ramoneur (Chaetura pelagica), la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et la rainette faux-grillon (Pseudacris triseriata).