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Une scientifique du Musée fait participer activement des étudiants à une expédition en Antarctique

Lee Narraway © Students on Ice

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Les participants à l'avant du MV Ushuaia pendant l'expédition de Students on Ice en Antarctique en 2007.

Martin Lipman © Musée canadien de la nature.

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Natalia Rybczynski, Ph. D. à l'ouverture de l'exposition sur Puijila darwini. Cet animal disparu est l'une de ses découvertes dans l'Arctique canadien.
Pour en découvrir davantage.

En février 2011, une expérience de recherche et d'enseignement sans pareille attend la paléontologue du Musée canadien de la nature, Natalia Rybczynski, Ph. D. Cette spécialiste des mammifères fossiles visite pour la première fois le continent le plus méridional de la planète. Son périple à bord d'un navire de recherche lui permettra de découvrir si elle a le pied marin.

Elle fait partie d'une équipe composée d'une trentaine de scientifiques, d'historiens, d'artistes, d'éducateurs et de spécialistes des pôles, qui guideront des étudiants universitaires tout au long du voyage. Ce périple en Antarctique, qui durera du 14 au 28 février 2011, s'inscrit dans le cadre du programme Students on Ice.

Dirigée par l'écologiste-éducateur Geoff Green, cette expédition de Students on Ice (SOI) offre à des étudiants la chance inestimable d'explorer les régions polaires. Des chercheurs du Musée ont fait profiter des élèves du secondaire de leurs compétences au cours de précédents voyages de SOI. Mais en février 2011, c'est la première fois que le Musée collabore à un nouveau programme de SOI destiné à des étudiants universitaires de premier et de deuxième cycles, qui pourront obtenir des crédits.

« Les régions polaires sont les sites d'observation par excellence des changements climatiques. Ce sont en effet les zones les plus sensibles au réchauffement planétaire, fait remarquer la paléontologue. Les étudiants pourront le constater de visu, et observer les causes et les conséquences des changements climatiques en étudiant le profil géologique de l'Antarctique. »

Natalia Rybczynski, qui est aussi professeure auxiliaire à l'Université Carleton, fait équipe avec Claudia Schröder-Adams, Ph. D., professeure à la même université, pour donner un cours sur l'évolution de l'Antarctique et de l'océan environnant. Le programme multidisciplinaire couvre la géologie, la biologie, l'océanographie et la climatologie.

« L'avantage d'être sur place plutôt que dans une salle de classe, c'est que ces grands changements de l'histoire de la Terre se trouvent juste sous vos yeux. Les étudiants peuvent alors établir un lien entre leurs observations et l'évolution des écosystèmes de l'Antarctique. »

Le navire lève l'ancre à Ushuaia, une localité pittoresque située à la pointe sud de l'Argentine. Les étudiants procéderont à des relevés scientifiques, comme la prise d'échantillon d'eau et de sédiments marins, une fois à bord du MV Ushuaia, un navire de 3000 tonnes, renforcé et spécialement équipé pour la recherche océanographique. Outre les conférences et les ateliers auxquels ils assisteront, les participants se rendront sur la terre ferme en Zodiac pour y étudier les roches, les fossiles, la glace et les habitats.

Même si elle n'est jamais allée en Antarctique auparavant, Natalia Rybczynski connaît bien les difficultés du travail dans les régions polaires, puisqu'elle a dirigé de nombreuses expéditions dans l'Arctique canadien. À moins que le mauvais temps ou le mal de mer ne viennent l'incommoder, elle s'attend à un voyage quelque peu plus confortable que ceux qu'elle a effectués dans l'Arctique : « Nous n'aurons pas à nous préoccuper de monter une tente ni même de faire la cuisine », explique-t-elle.

Axée sur l'étude et les cours, cette expédition n'est assurément pas une croisière touristique. Cela n'empêchera toutefois pas les participants de photographier les paysages et la faune qui s'offriront à eux. « J'adorerais voir des rorquals à bosse et des léopards de mer. J'avais fait une recherche sur les rorquals à bosse à l'école et c'est vraiment un animal que j'ai toujours rêvé de voir », raconte la paléontologue.

Si le temps le permet, elle et Claudia Schröder-Adams visiteront l'île Seymour, un des rares sites au monde où la limite Crétacé-Paléogène (autrefois appelée limite Crétacé-Tertiaire) est visible et où l'on peut trouver des indices de l'extinction de masse qui a mis fin à l'ère des dinosaures.

Pendant ces deux semaines en mer, les étudiants approfondiront les connaissances, les compétences et les savoir-faire qui leur seront utiles au cours de leur carrière. Natalia Rybczynski est d'avis que cette expérience aura un effet bénéfique durable : « C'est lors de telles expéditions que de gros progrès conceptuels peuvent survenir. J'aimerais, par exemple, que les étudiants puissent formuler quelques futurs sujets de recherche à la suite de ce voyage. »

Vous pouvez suivre l'expédition en consultant :

  • les comptes rendus et les photos que Natalia Rybczynski affichera sur Twitter et Facebook pendant l'expédition;
  • les blogues quotidiens, les photos et les vidéos à www.uantarctic.org;
  • les communiqués quotidiens des étudiants de l'Université Carleton de Natalia Rybczynski à www.carleton.ca/antarctica.