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14,6 millions au bas mot!

Faits et chiffres sur nos trésors d’histoire naturelle

Martin Lipman © Musée canadien de la nature

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Jean-Marc Gagnon, Ph. D., et Judith Price (aujourd’hui à la retraite) parmi certaines des collections d’invertébrés du Musée. 

Les gens s’étonnent souvent d’apprendre que notre musée, comme tous les grands musées, ne présente qu’une petite partie de ses collections à la fois.

À notre Campus du patrimoine naturel, à Gatineau (Québec), le nombre de spécimens conservés dans des tiroirs, des bocaux et des étagères se compte par millions. Après tout, cela fait plus de 150 ans que le Musée mène des expéditions sur le terrain et collecte des spécimens! Dénombrer tous ces trésors est un jeu d’enfant lorsqu’il s’agit de fossiles, de minéraux, d’oiseaux et de mammifères, mais ça se complique lorsqu’il s’agit d’un bocal rempli de parasites, par exemple, ou de diatomées et d’autres organismes microscopiques!

Récemment, nous avons entrepris la tâche laborieuse de déterminer de façon plus précise le nombre de spécimens qui composent nos collections nationales. On estimait depuis un bout de temps ce nombre à un peu plus de dix millions, mais le personnel de Recherche et collections savait que c’était en deçà de la réalité. Jean-Marc Gagnon, chef de la section Zoologie et responsable des collections d’invertébrés, a relevé le défi de tirer les choses au clair. Verdict : le Musée peut se targuer de posséder 14,6 millions de spécimens et d’artefacts allant du très petit jusqu’au T. rex!

Mais comment avons-nous pu dénombrer une telle multitude à priori innombrable de spécimens épinglés, pressés, voire conservés dans l’alcool? Nous savions déjà, par exemple, que notre Herbier national comptait au bas mot plus d’un million de spécimens catalogués. Il faut toutefois préciser que chaque feuille de l’herbier compte souvent plusieurs exemples d’une plante donnée et que chaque mousse ou lichen peut contenir plusieurs espèces entremêlées, de sorte que le nombre de spécimens pourrait bien atteindre les 2,8 millions! Et on n’a même pas encore parlé des quantités phénoménales d’algues microscopiques conservées dans des flacons ou des fioles ou représentées sur des diapositives.

Les invertébrés ajoutent aussi à la complexité de la tâche. Le zooplancton, ça ne se compte pas vraiment (on ne s’est donc pas donné la peine!). Un bocal rempli de minuscules créatures marines (un « lot ») serait ici considéré comme un spécimen. Au total, notre collection de mollusques, crustacés, parasites et annélides (vers) compte 5,76 millions de spécimens. Nous avons aussi une formidable collection d’insectes, qui compte 1,36 million de spécimens. 

Quant aux diatomées que nous avons dénombrées et identifiées au microscope, nous en sommes à environ trois millions, mais nous en avons probablement des milliards.

Notre chiffre de 14,6 millions comprend aussi 62 000 roches et minéraux; 83 600 fossiles de vertébrés; 753 000 poissons; 251 000 reptiles et amphibiens; 65 000 peaux, squelettes et préparations taxidermiques; et 143 000 spécimens d’oiseaux, de nids et d’œufs.

Pour coiffer le tout, il faut ajouter les quelque 277 000 artefacts qui peuplent nos archives — des photos, surtout, mais aussi des peintures et des appeaux. Et tout cela fait partie du patrimoine de l’histoire naturelle du Canada, que nous veillons à conserver avec le plus grand soin pour les siècles à venir.

 

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