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Recherche en botanique

Martin Lipman © Musée canadien de la nature

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Susan Aiken © Musée canadien de la nature

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Dryade à feuilles entières, Dryas integrifolia

La recherche en botanique comprend les études systématiques, taxonomiques, phytogéographiques et floristiques, de même que les études environnementales touchant les plantes et les lichens. Les recherches au Musée canadien de la nature couvrent les domaines suivants :

  • la phycologie (les algues, particulièrement le phytoplancton d’eau douce, les diatomées d’eau douce, les diatomées marines et les diatomées fossiles),
  • la lichénologie (lichens d’Amérique du Nord),
  • les plantes vasculaires (plantes vasculaires de l’Arctique, graminées, saules, familles des poinsettias, trèfles, famille des rhubarbes, plantes aquatiques et études sur l’ADN).

Paul Hamilton ©  Musée canadien de la nature

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L'art des diatomées

Les diatomées sont des protistes unicellulaires qui, par définition, ne sont ni des plantes ni des animaux. À l’instar des plantes, les diatomées renferment de la chlorophylle et elles produisent leur propre énergie si bien qu’elles peuvent être rangées et étudiées dans le domaine de la botanique.

Les diatomées sont enfermées dans une coque à base de silice qui ressemble à une boîte à chaussures avec un fond et un couvercle un peu plus grand. La silice est le composé dur du silicium, et elle est surtout utilisée dans la fabrication du verre.

Ce que vous regardez est un travail artistique réalisé avec des coques (valves) de plusieurs diatomées. Dans cette forme d’art, les diatomées sont disposées élégamment par un microscopiste patient. Ces coques sont traditionnellement recueillies à l’aide de cils (en particulier de porc) parce que les coques collent à leurs bouts gras. La coque de la diatomée se libère du cil lorsqu’elle est placée sur la lame adhésive du microscope. Pour le microscopiste, la difficulté consiste à bien disposer les coques, car il est difficile de rectifier une erreur.

Lorsque les diatomées sont placées sur la lame du microscope, elles peuvent être examinées à l’aide d’un microscope à optique en champ noir. La technique d’optique en champ noir présente l’échantillon sous forme d’un négatif, le fond clair semble noir alors que la coque de silice apparaît blanche. La réfraction de la lumière à travers les coques de silice fait apparaître les diatomées sous des couleurs différentes. L’intensité de la réfraction de la lumière et, par conséquent, la couleur qui en résulte dépendent de l’épaisseur de la diatomée.