1. Accueil>
  2. Planifiez votre visite>
  3. Expositions>
  4. Galerie des oiseaux>
  5. L’identification des oiseaux

L’identification des oiseaux

Certaines personnes peuvent rapidement identifier un oiseau, même de loin. Comment font-elles? Habituellement, il faut plus d'un des indices suivants pour reconnaître un oiseau :

  • sa silhouette
  • ses couleurs
  • son comportement
  • son chant et son cri
  • son habitat

Grâce aux spécimens qui se trouvent au Musée canadien de la nature, les ornithologues amateurs peuvent y étudier à leur guise les indices qui les aideront à identifier les oiseaux. Ils peuvent ensuite mettre leurs connaissances à l'épreuve sur le terrain, là où les conditions ne sont pas toujours idéales!

Veuillez noter que la Galerie des oiseaux sera fermée du 4 janvier au 1er juin 2016 pour rénovation.

Silhouette

John Crosby © Musée canadien de la nature

Fermer.

Les Balbuzards ont une silhouette en vol en forme de « M », des ailes longues et étroites et une queue de taille moyenne.

La silhouette d'un oiseau est la forme générale de son corps ou de son profil. Que l'oiseau soit proche de lui ou loin, l'ornithologue amateur cherchera à déterminer les éléments suivants :

  • sa taille
  • la forme et les proportions des ailes, de la queue et de la tête
  • la forme du bec
  • sa posture

Par exemple, il est plus fréquent pour un observateur d'apercevoir un rapace en vol, au loin, que perché tout près. Dans de tels cas, la silhouette de l’oiseau en vol (surtout la forme et la position des ailes) devient l’indice le plus important pour l'identification de l’oiseau.

Couleurs

John Crosby © Musée canadien de la nature

Fermer.

Grand Pic.

Les espèces aux couleurs vives et distinctives, comme le grand pic (Dryocopus pileatus), sont facilement reconnaissables. Certains oiseaux ne présentent pas des couleurs ou des marques aussi évidentes et peuvent ressembler à d'autres espèces. Seule une observation méticuleuse permet de détecter de légères différences. En outre, pour bien des espèces, les mâles et les femelles ont une allure différente. De plus, dans le cas de certaines espèces, la coloration et les marques évoluent avec l'âge ou selon la saison.

Comportement

La nage, la nidification, l'alimentation et les schèmes de vol sont des exemples de comportements à déterminer. L'observation des mouvements d'un oiseau peut aider à en déterminer le type et peut même permettre de distinguer entre deux espèces dont le plumage se ressemble.

Les canards qui plongent et barbotent dans l'eau, par exemple, nagent plutôt à la surface de l'eau. Les huards et les cormorans se tiennent très bas; parfois, seule la tête est sortie de l'eau.

La mouette tridactyle (Rissa tridactyla) peut ressembler au fulmar boréal (Fulmarus glacialis), mais son vol est très différent. La mouette bat des ailes alors que le fulmar raidit les siennes, qui forment alors un plan droit d'un bout de l'aile à l'autre.

Chant et cri

La plupart des espèces ont un chant ou un cri distinctif. Il faut s'habituer à reconnaître les différents chants et cris afin de pouvoir identifier les oiseaux par leurs sons. Il est préférable de pouvoir observer l'oiseau pour confirmer son identité. Parfois, les espèces apparentées émettent des sons semblables, et certaines imitent le cri d'autres oiseaux.

Ce sont surtout les oiseaux mâles qui chantent. Ils le font pour défendre leur territoire contre d'autres mâles ou pour attirer les femelles. Pour chanter, l'oiseau fait vibrer les parois hautement élastiques de la syrinx, organe situé à la jonction des tubes bronchiques.

Les chants les plus mélodieux sont produits principalement par de petits oiseaux percheurs appelés « passereaux ».

Habitat

John Crosby © Musée canadien de la nature

Fermer.

Moucherolle à ventre jaune (à gauche).
Moucherolle des aulnes (à droite).

Il est plus facile de déterminer l'espèce d'un oiseau que l'on aperçoit ou qu'on entend si l'on tient compte de l'endroit où l'on se trouve. En effet, chaque espèce se trouve habituellement dans un habitat particulier, les forêts ou les terrains marécageux par exemple. Souvent, les espèces s'adaptent à un habitat particulier au sein d'un habitat plus vaste. Par exemple, les espèces que l'on trouve dans une érablière peuvent s'être adaptées aux conditions dans les sous-bois, les clairières dans la forêt ou les cimes des arbres.

Vous vous promenez dans le sous-bois ombrageux d’une forêt d’épinettes?
Vous y apercevrez peut-être un moucherolle à ventre jaune (Empidonax flaviventris).

Vous longez un fourré d’aulnes aux abords d’un ruisseau?
Vous y croiserez probablement un moucherolle des aulnes (Empidonax alnorum).