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Texte : nos trésors préféres. Photo : Diamant Montage d'images : crâne fossilisé d'un Daspletosaurus torosus CMNFV8506; illustration d'un Nicrophorus sayi; fleurs de saxifrage à feuilles opposées.
Introduction Animaux Fossiles Minéraux Plantes et lichens Crâne d'un Daspletosaurus torosus CMNFV8506. English

Pteranodon longiceps

Une histoire fascinante

Les totems cèdent le pas aux Pteranodons

De mai 1999 � septembre 2006, deux Pteranodon longiceps survolaient l'atrium du Mus�e canadien de la nature. Ces deux immenses reptiles ail�s recr�aient une sc�ne qui aurait pu se d�rouler au cr�tac� sup�rieur, il y a de cela 85 millions d'ann�es.

Jusqu'en 1989, l'�difice patrimonial abritait à la fois le Musée canadien de la nature et le Musée canadien des civilisations. Quelques totems formaient alors un îlot magnifique au centre de l'atrium. Mais ces totems ont suivi le Musée canadien des civilisations lors de son déménagement dans un nouvel édifice à Gatineau. L'atrium, qui possède une architecture spectaculaire et une hauteur époustouflante de 26 mètres, avait été laissé vide. Aucune oeuvre n'accueillait dignement les visiteurs en leur montrant qu'ils pénétraient dans un musée d'histoire naturelle.

Modèles grandeur nature de deux Pteranodons longiceps en vol, dont un tient un poisson, Enchodus sp, dans son bec.

Deux Pteranodon longiceps mâles semblent voler dans l'atrium du Mus�e, se disputant un poisson, Enchodus sp. Chaque animal est représenté en grandeur nature : les ailes des reptiles ont environ 7 mètres d'envergure et les crânes, à peu près 1,8 m de longueur. Le poisson fait 61 cm de longueur. Ils ont été remisés à l'automne 2006, lorsque les rénovations ont débuté dans l'atrium.

Scott Ercit.

Le projet de l'atrium n'aurait jamais vu le jour sans Scott Ercit, président du comité de la Campagne des amis du Musée.

Au fil des ans, le personnel du Musée a cherché de diverses façons à meubler l'atrium, mais des problèmes de financement venaient toujours contrer les projets examinés. En 1998, comme les fonds se faisaient encore attendre, Scott Ercit, un chercheur scientifique, mit les employés et la direction du Musée au défi de financer un projet en versant des contributions personnelles. Le projet « atrium» venait de voir le jour.

En quelques mois à peine, une campagne de financement mettant à contribution le personnel, les membres du conseil d'administration, les bénévoles et les Amis du Musée ainsi que ses partenaires, a été mise sur pied. Nous avons demandé des suggestions, et le personnel a voté en faveur d'une sculpture grandeur nature de ptérosaure suspendue au plafond de l'atrium. La conception et la fabrication de la maquette et de la sculpture ont été confiées à la société Watson Sculptures and Models. Celle-ci s'est aussitôt mise à l'oeuvre pour « redonner vie » à ces créatures d'une époque révolue.

Dans le milieu scientifique, une « maquette » se veut une représentation fidèle d'une créature telle qu'on aurait pu l'apercevoir dans la nature. Notre sculpture va un peu plus loin en combinant des maquettes et un peu d'imagination artistique et d'interprétation dynamique. Nous croyons avoir créé l'une des reproductions les plus fidèles au monde du pténarodon.

De quelques os fossilisés à l'envol de la créature

Les artistes Doug Watson (à gauche) et Jean-Guy Auger examinent une maquette en bois.

Les artistes Doug Watson (à gauche) et Jean-Guy Auger examinent une maquette en bois qui servira de modèle à la réalisation du ptérosaure.

La reconstitution, à partir de quelques os fossilisés, d'une créature depuis longtemps disparue est un exercice qui tient à la fois de l'art et de la science. Heureusement, nous en savons déjà beaucoup sur le squelette du Pteranodon longiceps. La découverte, ailleurs dans le monde, de fossiles de ptérosaures aux ailes déployées et d'échantillons de tissus mous nous ont permis de formuler des « hypothèses éclairées » sur l'apparence physique d'un spécimen entier. De plus, nous en savons long sur le paléomilieu dans lequel ces créatures évoluaient, c'est-à-dire la mer intérieure de l'Ouest de l'Amérique du Nord.

Des fossiles de Pteranodons ont été découverts à 160 km de ce qui était alors le rivage de la mer. On présume donc qu'ils étaient capables de parcourir de grandes distances en vol et qu'ils étaient d'habiles pêcheurs. Ils passaient probablement beaucoup de temps en vol plané, comme le font la plupart des grands oiseaux de mer pélagiques modernes.

L'espèce de Pteranodon que nous avons choisi de « reconstituer » est bien connue, car nous avons pu en retrouver des squelettes relativement complets. Les mâles étaient plus gros que les femelles, avec une envergure, toutes ailes déployées, d'environ 7 m. Ils avaient une plus longue crête sur la tête et un crâne d'environ 1,8 m de longueur. Leur long bec dépourvu de dents servait à pêcher le poisson. Nos sculptures représentent des spécimens ayant atteint le maximum de leur taille.

Quatre doigts d'une sculpture de Pteranodon longiceps.

On peut voir ici quatre doigts de Pteranodon longiceps sur la sculpture terminée.

Le squelette de l'aile du ptérosaure se caractérise par son quatrième doigt fort long, qui donne à l'aile au moins une demi longueur de plus. Toutes proportions gardées, les autres doigts sont relativement petits et se terminent par une griffe. L'aile se replie à la jointure du quatrième doigt. (La chauve-souris, mammifère volant sans lien de parenté avec le ptérosaure, possède un premier doigt qui se termine par une griffe, alors que les quatre autres se déplient pour tendre la membrane de l'aile.)

Les os du ptérosaure, particulièrement ceux des ailes, sont creux, légers et minces (certains font à peine plus d'un millimètre d'épaisseur). Ils sont donc parfaitement conçus pour voler. En outre, dans le cas du Pteranodon, les vertèbres dorsales antérieures sont soudées en un bloc suffisamment solide pour soutenir la ceinture thoracique, à laquelle se rattachent les longues ailes. L'humérus, l'os qui constitue la partie supérieure du bras, est robuste et parsemé d'excroissances osseuses rugueuses qui offrent une excellente prise aux muscles des ailes.

Une histoire fascinante - 2e partie : Un mélange d'art et de science


Nos remerciements à Watson Sculptures & Models. Visitez leur site Web!


<Fossiles

Une histoire fascinante - page 2>

    Modèle grandeur nature d'un Pteranodon longiceps.
Une histoire fascinante
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Au musée
Image pleine grandeur

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